Espace ingénieur·Bertrand & Monique DUPONT-TOPIN
Niveau de confiance IA & outils de révision non exportés
ASTRAEOS
Étude Patrimoniale
Document de travail · En cours
Bertrand DUPONT-TOPIN
Monique DUPONT-TOPIN
2 450 000 €Patrimoine net
Immobilier
720 000 €Financier
IFI

Table des matières

Audit patrimonial
Introduction
Situation du foyer
Composition du foyer
Coordonnées
Fiscalité
Régime matrimonial
Évènements familiaux
Situation professionnelle
Rappel des objectifs du client
Optimisation de la structure professionnelle et de l'efficience fiscale
Planification de l'autonomie financière et préparation de la retraite
Protection du conjoint et organisation d'une dévolution successorale maîtrisée
Analyse du patrimoine
Synthèse du patrimoine
Analyse des classes d'actifs
Analyse du passif
Analyse du budget
Synthèse du budget
Composition des revenus
Composition des charges
Analyse des ratios
Analyse de la retraite
Analyse de la fiscalité
Composition de la fiscalité
Analyse des sociétés
Analyse juridique
Analyse sociale
Optimisation de la trésorerie
Optimisation fiscale
Analyse des assurances
Assurance des personnes
Assurance des biens
Analyse matrimoniale
Régime matrimonial
Conséquences quant à la gestion des biens
Responsabilité face aux dettes
Conséquences en cas de séparation
Aménagements du contrat de mariage
Analyse successorale
Droits successoraux au sein du foyer
Analyse des successions selon l'ordre des départs
Synthèse des risques
Ingénierie patrimoniale
Préconisations
Chiffrage des préconisations
Synthèse des risques et préconisations
Plan d’actions
Tableaux annexes
Conclusion
Disclaimers
Audit patrimonial

Introduction

Au nom de l’ensemble de l’équipe ASTRAEOS, nous vous remercions de la confiance que vous nous accordez dans la conduite de votre accompagnement patrimonial.

La présente étude a été élaborée avec le soin qu’exige une analyse de cette nature, au service des quatre piliers qui fondent notre approche : sécuriser, optimiser, développer et transmettre votre patrimoine.

Elle s’appuie sur les informations recueillies via le Document de Collecte d’Informations ainsi que sur les pièces transmises au travers de notre plateforme sécurisée. Elle reflète votre situation au mois de sa restitution, en intégrant les éléments les plus récents en notre possession ; les dates mentionnées peuvent ainsi varier selon les sources disponibles.

Notre démarche s’articule en deux phases successives et complémentaires.

1 L’audit patrimonial

Il établit un état des lieux détaillé de votre situation dans l’ensemble de ses dimensions. L’analyse mobilise des indicateurs, des tableaux et des représentations graphiques afin d’en offrir une lecture à la fois synthétique et contextualisée. Elle dresse un constat en identifiant les zones de risque et les opportunités inexploitées, dans l’ordre suivant :

  • Patrimoine — analyse des actifs et du passif.
  • Budget — étude des flux financiers, des revenus et des charges.
  • Fiscalité — analyse de l’imposition et identification des leviers d’optimisation.
  • Sociétés — étude des structures juridiques existantes (SCI, sociétés d’exploitation, holdings…).
  • Couverture des risques — examen des dispositifs assurantiels.
  • Matrimonial — prise en compte de la situation familiale et matrimoniale et de ses implications.
  • Succession — projection de la transmission patrimoniale à date.
2 L’ingénierie patrimoniale

Cette seconde phase découle directement des constats de l’audit. Elle formule des recommandations chiffrées et sourcées, en réponse à vos objectifs patrimoniaux. Chaque préconisation vise à vous offrir une vision claire, structurée et pragmatique, en vous donnant les étapes clés pour agir concrètement — avec les professionnels de votre choix, ou avec l’accompagnement d’ASTRAEOS si vous le souhaitez.

Nous vous souhaitons une excellente lecture.

Audit patrimonial

Situation du foyer

Composition du foyer

Le foyer réunit deux adultes et deux enfants.

Bertrand DUPONT-TOPIN
Date de naissance12/04/196363 ans
NationalitéFR
Monique DUPONT-TOPIN
Date de naissance03/09/196758 ans
NationalitéFR
Deux enfants
Le détail de chaque enfant (état civil, filiation, rattachement fiscal) reste à compléter. Enfants à charge : 2.

Coordonnées

Adresse postaleNuméros de téléphoneAdresses électroniques
12 rue de Grenelle, 75007 Paris
Bertrand06 12 34 56 78
Monique06 22 33 44 55
Bertrandb.dupont-topin@example.fr
Moniquem.dupont-topin@example.fr

Fiscalité

Foyer fiscal : deux adultes, deux enfants à charge.
parts fiscales
Résidence fiscale française, sans rattachement à un autre pays.

Régime matrimonial

Bertrand et Monique se sont mariés le 16/06/1990 sous le régime de la Communauté réduite aux acquêts.
Régime légal, en l'absence de contrat de mariage.
Le régime matrimonial et ses conséquences sont analysés en détail dans la section Analyse matrimoniale.

Évènements familiaux

Aucun élément n'a encore été renseigné. Précisez ici les évènements familiaux récents ou à venir (mariage, divorce, naissance, adoption, expatriation) ainsi que la situation de santé du foyer.

Situation professionnelle

Bertrand DUPONT-TOPIN exerce la profession de Chirurgien (Cadre dirigeant) au sein de Hôpital Cochin. Son taux marginal d'imposition est estimé à 45 %.

Monique DUPONT-TOPIN exerce la profession de Pharmacienne (TNS · profession libérale) au sein de Pharmacie du Centre. Son taux marginal d'imposition est estimé à 41 %.

Audit patrimonial

Rappel des objectifs du client

Vos priorités patrimoniales se structurent autour de trois objectifs, qui guident l’ensemble des analyses et des préconisations de la présente étude.

1

Objectif à préciser

À compléter.

2

Objectif à préciser

À compléter.

par mois (minimum)
horizon
3

Objectif à préciser

À compléter.

Audit patrimonial

Analyse du patrimoine

Analyse du patrimoine

Synthèse du patrimoine

Cette section offre une vue d’ensemble du patrimoine, actifs et passifs, en abordant les montants, la composition, la diversification, la liquidité et la répartition au sein du foyer. Elle dresse une vision globale et synthétique, préalable à l’analyse détaillée de chaque catégorie d’actifs et du passif.

Patrimoine net & brut

Patrimoine brut
2 800 000 €
Valeur totale des actifs
Passif
350 000 €
Emprunts et dettes i
Patrimoine net
2 450 000 €
Brut − passif i
Patrimoine brut = valeur totale des actifs.Patrimoine net = valeur des actifs − valeur des dettes.
ActifPassif
Immobilier d’usageEmprunt immobilier
Immobilier de rapportEmprunt à la consommation
Patrimoine professionnelEmprunt pour l’investissement
Liquidités180 000 €Dettes
Assurance-vie / Capitalisation450 000 €
Valeurs mobilières & autres placements
Total actif2 800 000 €100 %Total passif350 000 €
Actif net i2 450 000 €
Synthèse du patrimoine
0 €0,5 M€1 M€1,5 M€2 M€2,5 M€3 M€3,5 M€2 800 000 €350 000 €2 450 000 €ActifPassifActif net

Diversification du patrimoine

La diversification, pilier de la gestion du risque patrimonial, conduit à analyser la répartition du patrimoine entre différentes classes d’actifs. Une allocation équilibrée réduit l’exposition aux risques propres à un marché ou à un secteur et optimise la performance globale. Les catégories retenues sont les suivantes :

  • Immobilier et placements fonciers — immobilier d’usage (résidence principale ou secondaire), immobilier de rapport (location nue ou meublée, LMNP, LMP, en nom propre ou via une structure à l’impôt sur le revenu), parts de SCPI et fonds immobiliers (OPCI, SIIC), forêts et terres agricoles.
  • Actifs professionnels — sociétés d’exploitation, sociétés civiles patrimoniales (SCI, SARL de famille soumises à l’impôt sur les sociétés), holdings de détention et de gestion de participations.
  • Actifs financiers — comptes-titres ordinaires, PEA et PEA-PME, assurances-vie et contrats de capitalisation, épargne retraite et salariale (PER, PEE), liquidités sur livrets réglementés et non réglementés.
  • Actifs alternatifs — cryptomonnaies et actifs numériques, investissements tangibles (bijoux, objets d’art, vins, montres de collection, véhicules anciens, métaux précieux).
  • Autres catégories — private equity et capital-investissement, dettes privées et prêts participatifs, actifs incorporels (propriété intellectuelle, brevets, droits d’auteur, marques).
ActifMonsieurMadameCommunTotal
Immobilier d’usage
Immobilier de rapport
Patrimoine professionnel
Liquidités180 000 €
Assurance-vie / Capitalisation450 000 €
Valeurs mobilières & autres placements
Total actif55 %45 %2 800 000 €100 %
2 800 000 €
Immobilier d’usage0 %
Immobilier de rapport0 %
Patrimoine professionnel0 %
Liquidités180 000 €29 %
Assurance-vie / Capitalisation450 000 €71 %
Valeurs mobilières & autres placements0 %

Liquidité du patrimoine

La liquidité mesure la capacité du foyer à mobiliser rapidement des fonds en cas de besoin, tout en veillant à la cohérence avec ses objectifs patrimoniaux et ses horizons d’investissement. Trois niveaux sont distingués :

  • Actifs hautement liquides — disponibles immédiatement et sans perte de valeur (comptes courants, livrets d’épargne réglementés, certains fonds monétaires).
  • Actifs moyennement liquides — mobilisables sous quelques jours à quelques semaines, avec un éventuel impact fiscal ou des frais (titres cotés, PEA, assurance-vie).
  • Actifs faiblement liquides — nécessitant un délai plus long ou soumis à des contraintes de marché (immobilier, private equity, parts de sociétés non cotées, certains contrats de capitalisation).
Niveau de liquiditéMonsieurMadameTotal
Hautement liquide
Moyennement liquide
Faiblement liquide
Total55 %45 %2 800 000 €100 %
2 800 000 €
Hautement liquide0 %
Moyennement liquide0 %
Faiblement liquide0 %

Il est usuellement recommandé de conserver l’équivalent de 3 à 6 mois de charges courantes en liquidités. Le foyer en détient 180 000 €, soit environ 9 mois de charges — une trésorerie à comparer au seuil de précaution habituel, dont l’éventuel excédent pourra être partiellement optimisé.

Répartition du patrimoine au sein du foyer

La répartition du patrimoine au sein du foyer repose sur la distinction entre biens propres et biens communs, selon le régime matrimonial, l’antériorité des acquisitions et d’éventuelles dispositions spécifiques. Elle permet d’apprécier l’équilibre patrimonial entre les conjoints et d’identifier d’éventuels déséquilibres susceptibles de fragiliser la sécurité financière en cas de séparation ou de décès.

2 800 000 €
Monsieur0 %
Madame0 %
Répartition par classe d’actifs
Monsieur Madame
Immobilier d’usageImmobilier de rapportPatrimoine professionnelLiquiditésAssurance-vie / Capi.Valeurs mobilières

Sous le régime de la Communauté réduite aux acquêts, la répartition du patrimoine entre les conjoints — 0 % pour Monsieur, 0 % pour Madame — sera appréciée pour identifier un éventuel déséquilibre.

Analyse des classes d’actifs

Patrimoine immobilier

Confiance forte
L’immobilier appelle une vision à long terme : compréhension des marchés locaux, évaluation des implications fiscales et de la liquidité, et arbitrage entre détention d’usage et de rapport pour servir les objectifs du foyer.
Synthèse du patrimoine immobilier
1 880 000 €
Valeur totalei
1 200 000 €
Immobilier d’usage
680 000 €
Immobilier de rapport
du patrimoine global
Revenus & rendement locatif — biens en location
Revenus locatifs bruts
loyers annuels, hors charges
Rendement locatif net moyen
avant impôt, biens loués
Capital restant dû
350 000 €
financements en cours
Répartition du patrimoine immobilier
Par destination
Immobilier d’usage
Immobilier de rapport
Par bien
Résidence principale
Appartement meublé (LMNP)
Appartement nu
Parkings
Détail bien par bien
Inventaire immobilier à compléteraucun bien renseigné pour ce foyer · répartition de la propriété selon le régime : communauté réduite aux acquêts
Indicateurs clés — rentabilité & structure
350 000 €
Capital restant dû
ensemble du parc immobilier
Service annuel de la dettei
prêts amortissables
Rendement locatif neti
moyen avant impôt
Plus-values latentesi
dont exonérés
Rappel synthétique — le capital restant dû et la part de l’immobilier dans le patrimoine global restent à compléter. Le détail des charges et du budget locatif figure dans la section « Budget ».
Risques · Opportunités · Optimisations
Potentiel de refinancementConfiance forte
Constat & origine
  • Une part du parc est détenue libre de toute hypothèque ; le capital restant dû total s’élève à 350 000 € sur les biens financés.
  • Le service annuel de la dette reste modéré au regard de la valeur du parc.
  • La valeur nette immobilisée demeure importante — une capacité de levier bancaire partiellement exploitée, encore largement disponible.
RisqueUne valeur « inerte » : un capital immobilisé qui ne travaille pas et ne génère pas de nouveaux revenus.
OpportunitéUtiliser ces biens en garantie (hypothèque de second rang, crédit lombard) pour financer de nouveaux investissements sans apport personnel.
OptimisationMobiliser une quotité prudente de la valeur du parc pour amorcer une nouvelle phase de diversification, immobilière ou financière.
Impact quantifié

À une quotité prudente de 60 à 70 %, et après déduction du capital restant dû (350 000 €), la capacité de refinancement mobilisable s’élève à , déployable sans céder le moindre actif (voir module ci-dessous).

Justification¹

Valeurs de marché de l’inventaire ; capital restant dû des financements en cours. 2 sources

Optimisation chiffrée : capacité de refinancement (ci-dessous) · Préconisation : crédit hypothécaire sur la résidence principale.
Contribution sur les revenus locatifsConfiance forte
Constat & origine
  • Une Contribution sur les revenus locatifs est acquittée sur des biens loués du foyer.
  • Cette contribution vise principalement les revenus perçus par des personnes morales soumises à l’impôt sur les sociétés.
  • Or ces biens sont détenus par des personnes physiques — l’assujettissement ne paraît pas juridiquement fondé.
RisqueUne charge indue, modérée à l’unité mais récurrente, qui pèse sur la rentabilité nette des biens concernés.
OpportunitéEngager une démarche de régularisation pour solliciter le remboursement des sommes versées sur les exercices non prescrits.
OptimisationCesser le règlement et récupérer les montants des trois dernières années auprès de l’administration fiscale.
Impact quantifié

Économie pérenne de , et remboursement potentiel d’environ au titre des trois derniers exercices.

Justification²

Avis d’imposition et comptes locatifs ; régime juridique de la contribution. 2 sources

Préconisation : régularisation auprès de l’administration fiscale et demande de remboursement.
Absence de diagnostic de performance énergétiqueConfiance forte
Constat & origine
  • Plusieurs actifs ne disposent d’aucun diagnostic de performance énergétique en cours de validité.
  • La réglementation impose un diagnostic opposable pour toute mise en location, renouvellement de bail ou vente.
  • L’absence de classification empêche de mesurer l’exposition aux futures interdictions de louer.
RisqueNullité possible du bail ou de la vente, amende administrative (jusqu’à 3 000 € pour une personne physique, 15 000 € pour une SCI), loyer gelé si le bien est classé F ou G.
OpportunitéAnticiper les diagnostics permet de sécuriser les baux, de fiabiliser les valeurs et d’identifier d’éventuels travaux d’amélioration.
OptimisationRéaliser les diagnostics manquants avant toute relocation ou cession, et budgéter les éventuels travaux de rénovation énergétique.
Impact quantifié

Risque réglementaire et de dépréciation : un classement défavorable contraindrait à des travaux non budgétés et gèlerait les loyers, pesant sur le rendement et la valeur vénale.

Justification³

Dossier locatif ; réglementation sur la décence énergétique. 2 sources

Préconisation : réalisation des diagnostics de performance énergétique sur les biens concernés.
Niveau des charges locatives — vigilance et optimisationConfiance forte
Constat & origine
  • Sur l’appartement meublé détenu en nom propre, les charges représentent , soit ≈ du chiffre d’affaires — un poste à surveiller.
RisqueL’empilement de frais fixes capte près de la moitié des loyers avant même l’imposition des associés, ralentissant la performance.
OpportunitéRenégocier les postes les plus lourds (honoraires, agence) et rationaliser les protections assurantielles.
OptimisationRevue ligne à ligne des charges pour rehausser le rendement net sans toucher au capital.
Fondements juridiques & fiscaux
Préconisation : audit et renégociation des charges d’exploitation locatives.
Régime de la location meublée non professionnelle (LMNP)Confiance forte
Constat & origine
  • L’appartement meublé est exploité en location meublée non professionnelle : les recettes () restent inférieures à 23 000 € et aux autres revenus du foyer.
  • Ce régime relève des bénéfices industriels et commerciaux, au régime réel, avec amortissement du bien et du mobilier.
RisqueÀ la cession, les amortissements pratiqués sont désormais réintégrés dans la plus-value (réforme 2025), ce qui alourdit l’imposition. Un franchissement durable des seuils ferait basculer le bien en LMP — changement de régime de plus-value et affiliation sociale.
OpportunitéL’amortissement du bien et du mobilier, au régime réel, neutralise tout ou partie de l’imposition des loyers pendant la phase de détention ; les déficits s’imputent et se reportent.
OptimisationArbitrer la durée de détention au regard de la réforme, et piloter le niveau des recettes pour conserver, le cas échéant, le statut non professionnel.
Impact quantifié

Loyers de par an largement neutralisés par l’amortissement pendant la détention ; en contrepartie, plus-value brute portée à à la cession après réintégration des amortissements (voir le coût d’opportunité immobilier).

Justification

Régime des bénéfices industriels et commerciaux, seuils du statut et réforme de la plus-value. sources

Préconisation : arbitrer la stratégie de détention (LMNP / LMP) au regard de la réforme de 2025 et de la trajectoire des recettes.
Assurance emprunteur (décès / perte totale et irréversible d’autonomie) — remboursement du prêt et fiscalitéConfiance modérée
Constat & origine
  • Pour les biens financés par emprunt — détenus via une société (par exemple une SCI), ou en location meublée non professionnelle (LMNP) et professionnelle (LMP) — une assurance emprunteur garantit le remboursement du prêt en cas de décès ou de perte totale et irréversible d’autonomie d’un assuré.
  • Le remboursement anticipé par l’assureur a un effet fiscal qui dépend du régime de la structure.
RisqueEn SCI à l’impôt sur les sociétés, le capital remboursé par l’assurance constitue un produit exceptionnel imposable (accroissement de l’actif net) — une charge fiscale parfois inattendue. Le même mécanisme s’applique en location meublée au régime réel (LMNP ou LMP).
OpportunitéAnticiper le traitement et, le cas échéant, opter pour l’étalement du produit sur cinq exercices ; choisir le régime (impôt sur le revenu ou sur les sociétés) en connaissance de cause.
OptimisationCalibrer les têtes assurées et les quotités d’assurance, et documenter le régime applicable, pour maîtriser l’impact fiscal de la garantie.
Impact quantifié

SCI à l’impôt sur les sociétés : produit = capital restant dû remboursé (à titre d’illustration, ≈ sur le local financé), imposé à l’impôt sur les sociétés, étalable sur 5 ans. SCI à l’impôt sur le revenu : l’indemnité constitue des recettes foncières dès lors que les intérêts ont été déduits. Location meublée au réel (LMNP ou LMP) : le capital remboursé constitue un produit imposable au titre des bénéfices industriels et commerciaux, étalable sur cinq exercices.

Justification

Qualification de l’indemnité d’assurance selon le régime de la structure. sources

Préconisation : cadrer le régime fiscal de l’assurance emprunteur et la stratégie d’étalement, pour la SCI comme pour la location meublée (analyse détaillée dans le thème « Sociétés »).
Multiplicité des banques — risque de déchéance du termeConfiance modérée
Constat & origine
  • Plusieurs établissements financent ou pourraient financer les différents actifs du foyer et de ses structures.
  • Chaque prêt comporte des obligations déclaratives sur les engagements existants auprès des autres prêteurs.
RisqueL’omission ou l’inexactitude d’une déclaration d’engagement peut caractériser une fausse déclaration et entraîner la déchéance du terme — exigibilité immédiate du capital restant dû.
OpportunitéCartographier l’ensemble des engagements et fiabiliser les déclarations sécurise les financements et la relation bancaire.
OptimisationTenir un tableau de bord des prêts (établissement, encours, sûretés, clauses) et respecter scrupuleusement les obligations d’information.
Impact quantifié

Exigibilité anticipée des prêts concernés, dégradation de la relation bancaire et surcoût de refinancement en urgence — un risque de liquidité disproportionné au regard du manquement.

Justification

Clauses des contrats de prêt et obligations de sincérité des déclarations. sources

Préconisation : cartographie consolidée des engagements bancaires et mise en conformité déclarative.
Capacité de refinancement
De quoi s’agit-il ? Le parc immobilier étant faiblement endetté, sa valeur nette (après capital restant dû) peut servir de garantie pour obtenir de nouveaux financements sans céder d’actif. Méthode : nous appliquons une quotité de financement prudente à la valeur de marché du parc ; le résultat constitue la capacité mobilisable. Hypothèse : une quotité de 60 à 70 % reflète les pratiques bancaires usuelles d’un crédit hypothécaire de qualité. Méthode & justification détaillées
Capacité mobilisable
Quotité :
Quotité retenue : 70 %
Valeur du parc immobilier
1 880 000 €
 
Capital restant dû
350 000 €
financements en cours
Mobilisable à 70 %
sans cession d’actif
Capacité de refinancement mobilisable :
Capacité indicative, sous réserve de l’accord bancaire et de la capacité de remboursement. Méthode & sources
Coût d’opportunité immobilier
De quoi s’agit-il ? Comparer le rendement actuel d’un bien à ce que produirait le réinvestissement du capital après cession, fiscalité comprise. Méthode : nous confrontons le revenu net annuel du bien conservé au revenu qu’offrirait le produit net de la vente replacé à un taux cible. Hypothèse : la plus-value est calculée selon le régime du bien (barème des plus-values immobilières, ou régime des bénéfices industriels et commerciaux avec réintégration des amortissements en location meublée). Fiscalité de la plus-value
Appartement meublé (LMNP) — conserver ou arbitrer
Taux cible :
Taux cible retenu : 5 %
Conserver le bien
revenu net annuel · rendement
Produit net de cession
après impôt sur la plus-value
Réinvesti à 5 %
revenu net annuel potentiel
Calcul de la plus-value de cession — Appartement meublé (LMNP)
Valeur de marché (cession)350 000 €
Coût d’acquisition corrigé (prix, frais et travaux)
Amortissements cumulés réintégrés (réforme 2025)
Base d’acquisition nette retenue
Plus-value brute imposable
Impôt sur la plus-value (19 % + 17,2 %, après abattements pour durée de détention)
Plus-value nette
Produit net de cession (retour de trésorerie)
La conservation présente un coût d’opportunité : le rendement net du bien () est inférieur à ce qu’offrirait le réinvestissement du produit de cession. L’arbitrage doit toutefois être mis en balance avec la fiscalité de la plus-value (), la perte de l’effet de levier futur, le potentiel d’appréciation du bien et les conséquences patrimoniales et successorales de la sortie de l’actif.
Projection indicative. Le réinvestissement à un taux cible suppose une allocation diversifiée nette de frais ; le scénario retenu est tracé dans le rapport. Méthode & sources
Synthèse du thème
Patrimoine immobilier — lecture stratégique
Confiance forte · synthèse fondée sur les constats du thèmeVoir le détail

Le patrimoine immobilier de Bertrand & Monique DUPONT-TOPIN, d’un montant de 1 880 000 €, constitue l’un des socles du patrimoine global du foyer. Il se partage entre immobilier d’usage (1 200 000 €) et immobilier de rapport (680 000 €), et se distingue par la qualité de ses actifs comme par une dette à préciser : la résidence principale et les emplacements de stationnement sont détenus libres de tout financement, tandis que les appartements de rapport portent un capital restant dû de 350 000 €. Cette structure dégage une valeur nette et une capacité de refinancement estimée à , à ce jour largement inexploitée.

Le cabinet relève plusieurs points forts. La résidence principale recèle une plus-value latente de , intégralement exonérée ; l’appartement meublé porte une plus-value latente significative et bénéficie, sous le régime réel, d’un amortissement qui neutralise l’imposition des loyers pendant la phase de détention. L’ensemble offre une assise patrimoniale solide et un effet de levier mobilisable sans cession d’actif.

La principale fragilité tient au rendement locatif. Modeste en brut (), il devient négatif en trésorerie sous l’effet des financements en cours, et se trouve grevé par un niveau de charges élevé sur la location meublée. S’y ajoutent des points de conformité à régulariser : des diagnostics de performance énergétique manquants, qui exposent les biens concernés au gel des loyers et à une décote, ainsi qu’une contribution sur les revenus locatifs acquittée alors qu’elle n’est pas due par des personnes physiques.

Plusieurs leviers se dégagent de cette lecture. La capacité de refinancement autoriserait une diversification du patrimoine sans céder d’actif ; l’arbitrage de l’appartement meublé, à faible rendement, mérite d’être étudié au regard de la fiscalité de sa plus-value, désormais alourdie par la réintégration des amortissements ; la dimension fiscale et assurantielle des structures gagnerait enfin à être sécurisée, notamment quant au traitement d’un éventuel produit exceptionnel en cas de décès ou d’invalidité d’un emprunteur. Les principaux enjeux à surveiller portent sur la fiabilisation des valorisations, aujourd’hui forfaitaires, et sur le suivi rigoureux des obligations déclaratives entre établissements, dont dépend la stabilité des financements.

Principaux risques
  • Rentabilité locative négative en trésorerie sous l’effet des financements en cours.
  • Conformité à régulariser : diagnostics de performance énergétique manquants, contribution sur les revenus locatifs acquittée à tort.
  • Dépendance éventuelle à un gestionnaire unique et risque de vacance sur les biens loués via un exploitant.
Principales opportunités
  • Capacité de refinancement importante, à mobiliser sans cession d’actif.
  • Arbitrage envisageable de l’appartement meublé à faible rendement.
  • Sécurisation du traitement fiscal et assurantiel des structures financées.
Principales optimisations
  • Mobiliser la capacité de refinancement par un crédit hypothécaire, sans cession d’actif.
  • Étaler la déductibilité de l’assurance emprunteur (BIC) sur la durée des financements.
  • Régulariser le DPE et sécuriser la déclaration des revenus locatifs.
Ces leviers seront chiffrés, arbitrés et hiérarchisés dans la partie « Préconisations » de l’étude.

Sources & méthode

¹Potentiel de refinancement. Valeurs de marché issues de l’inventaire des actifs immobiliers ; capital restant dû nul constaté sur les biens en nom propre.
²Contribution sur les revenus locatifs. Avis d’imposition et comptes locatifs ; régime juridique de la contribution (assujettissement des personnes morales à l’impôt sur les sociétés).
³Diagnostic de performance énergétique. Dossier locatif ; réglementation relative à la décence énergétique et à l’opposabilité du diagnostic.
Assurance emprunteur — produit exceptionnel. Contrats de prêt et d’assurance ; qualification de l’indemnité selon le régime de la structure (CE 6 août 2008 n°301336 ; CGI art. 38 et 38 quater ; BOI-RFPI-BASE-20-80).
Multiplicité des banques. Clauses des contrats de prêt et obligations de sincérité des déclarations d’engagements (Code civil, art. 1103 et 1104).
Régime de la location meublée non professionnelle. Liasse fiscale et avis d’imposition ; seuils du statut (CGI art. 155, IV), régime réel BIC (BOI-BIC-CHAMP-40-20) et réintégration des amortissements (CGI art. 150 VB III).
Analyse du patrimoine

Patrimoine financier

Confiance · à évaluer
Le patrimoine financier constitue un levier clé dans la construction et l'optimisation du patrimoine — liquidité, diversification et adaptation de la stratégie au contexte de marché et aux objectifs du foyer.
Synthèse du patrimoine financier
450 000 €
Assurance-vie & capitalisation
180 000 €
Liquidités et comptes réglementés
720 000 €
Patrimoine financier total
26 %
du patrimoine global
Rendement net pondéré — consolidé & détaillé
Assurance-vie & capitalisation
net de frais de gestion
Liquidités et comptes réglementés
livrets + comptes
Patrimoine financier global
réel vs inflation
Répartition & liquidité
Répartition du patrimoine financier par titulaire
Bertrand
Monique
Commun
Enfants
Répartition par degré de liquidité
Hautement liquide
Moyennement liquide
Faiblement liquide
Liquidités = immédiat · assurance-vie, PEA, or = moyen · épargne salariale, private equity = faible.
Détail par enveloppe — donnée collectée, modifiable
Liquidités et comptes réglementéscomptes courants, livrets réglementés et non réglementés — détail compte par compte
180 000 €
SupportTitulaireSoldeTaux net
Total liquidités
À part :les comptes professionnels éventuels sont rattachés à l'activité professionnelle et analysés dans la section « Sociétés ».
Contrats d'assurance-vie et de capitalisationTotal saisi, détail à compléter
450 000 €
ContratSouscriptionVersements brutsValeur (étude)Frais d'entréeFrais de gestionGainsRendement net
Consolidé
Frais analysés— frais d'entrée, de gestion (fonds euros / unités de compte) et d'arbitrage à renseigner depuis les conditions de chaque contrat ; les totaux pondérés se recalculent ensuite.
Prérempli depuis la collecte — cliquez une valeur pour la corriger. Le format (€, %) est réappliqué automatiquement ; les totaux pondérés se recalculent seuls.
Plan d'épargne en actions (PEA)support réglementé — l'ancienneté fiscale conditionne la fiscalité
PlanTitulaireOuvertureVersementsValeur (étude)Plus-value
Date d'ouverture
Ancienneté fiscale
Seuil d'exonération
À compléter
Conséquence fiscale : au-delà de 5 ans de détention, les retraits sont exonérés d'impôt sur le revenu (prélèvements sociaux de 17,2 % dus sur les gains) et un retrait reste possible sans clôture. L'ancienneté du plan reste à renseigner. source & texte
Compte-titres ordinaire (CTO)valeurs mobilières détenues en direct
TypeNom du supportTitulaireValeur (étude)Poids
Total compte-titres
Fiscalité : hors enveloppe — les plus-values de cession et les dividendes sont soumis au prélèvement forfaitaire unique de 30 % (ou barème sur option), avec imposition l'année de réalisation. Liquidité élevée, aucune contrainte de durée.
Épargne salariale (PEE / PERCO)participation, intéressement, abondement
DispositifTitulaireVersementsAbondementValeur (étude)Rendement net
Mise en place
Disponibilité
Blocage 5 ans
Déblocage anticipé
Cas légaux
Fiscalité des gains
PS 17,2 %
Conséquence : sommes indisponibles 5 ans, sauf cas de déblocage anticipé légaux (mariage, acquisition de la résidence principale, etc.). Versements et abondement exonérés d'impôt sur le revenu ; plus-values soumises aux seuls prélèvements sociaux.
Métaux précieux (or)or physique, pièces, supports indexés
SupportDétenteurFormeValeur (étude)Variation 1 an
Rôle patrimonial : valeur refuge, faiblement corrélée aux marchés actions. Fiscalité à la cession : taxe forfaitaire sur les métaux précieux de 11,5 %, ou régime des plus-values sur biens meubles sur option (abattement par année de détention).
Autres actifs financiersprivate equity, produits structurés, cryptoactifs
TypeNom de l'actifTitulaireValeur (étude)Horizon
Total autres actifs
Caractéristiques : actifs peu liquides, à horizon long (8-10 ans), valorisés périodiquement. Avantage fiscal à la souscription (réduction d'impôt sur le revenu) en contrepartie d'un engagement de conservation. À intégrer avec prudence dans l'allocation globale.
Indicateurs clés — épargne & liquidité
7 500 €
Capacité d'épargne mensuelle
du budget
Épargne de précaution
cible 3 à 6 mois de charges
180 000 €
Excédent mobilisable
au-delà de la réserve
Liquidité courante
cible 3 à 6 mois
Rappel synthétique — taux d'effort 19 % · taux d'endettement 22 % · reste à vivre /mois. Détail complet dans « Budget ».
Risques · Opportunités · Optimisations
Excédent de liquiditésConfiance · à évaluer
Constat & origine
  • Liquidités immédiatement disponibles : 180 000 €, soit de dépenses courantes.
  • Norme d'épargne de précaution : 3 à 6 mois de charges courantes.
  • Origine : accumulation progressive sur comptes courants et livrets, à apprécier une fois les soldes collectés.
RisqueÉrosion monétaire : des fonds peu ou pas rémunérés perdent du pouvoir d'achat face à l'inflation.
OpportunitéLiquidité = atout : apport pour un investissement à effet de levier, ou saisie d'opportunités lors d'une correction de marché.
OptimisationArbitrer l'excédent vers des supports rémunérateurs, en conservant une réserve de précaution adaptée au train de vie.
Impact quantifié

Excédent au-delà de la réserve : 180 000 €. Le différentiel de performance entre le taux actuel et un taux cible chiffre le manque à gagner annuel, à compléter une fois les montants renseignés.

Justification¹

Réserve recommandée 3-6 mois (pratique de place) ; train de vie issu de l'analyse budgétaire. sources

Optimisation chiffrée : coût d'opportunité (ci-dessous) · Préconisation : arbitrage vers une enveloppe diversifiée et performante.
Faible performance des contratsConfiance · à évaluer
Constat & origine
  • Rendements nets des contrats à comparer à l'inflation moyenne de la période de détention : .
  • Une exposition prépondérante aux fonds en euros plafonne le rendement réel.
  • Origine : structure d'allocation à objectiver une fois les rendements collectés.
RisqueRendement réel potentiellement négatif : le patrimoine se déprécie en pouvoir d'achat malgré la protection nominale.
OpportunitéRéallouer un capital significatif sur des supports diversifiés peut transformer une perte réelle en croissance.
OptimisationArbitrage vers une enveloppe diversifiée et performante, réserve de précaution maintenue.
Impact quantifié

Sur l'encours concerné, le différentiel de rendement réel représente un manque à gagner annuel, cumulé sur dix ans : (détail ci-dessous).

Justification²

Rendements et versements issus des relevés annuels ; inflation moyenne INSEE. sources

Optimisation chiffrée : coût d'opportunité (ci-dessous) · Préconisation : arbitrage des avoirs vers une enveloppe diversifiée et performante.
Coût d'opportunité
Qu'est-ce que le coût d'opportunité ? C'est la performance non perçueen laissant un capital sur des supports peu rémunérateurs, plutôt que de l'investir sur une allocation cohérente avec l'horizon du foyer. Méthode :on projette la valeur sur 10 ans à son rendement actuel, puis au taux cible ; l'écart est le manque à gagner. Hypothèse :le taux de référence (5 % par défaut) correspond au rendement annualisé moyen d'une allocation diversifiée équilibrée, prudent et net de frais. Méthode & justification détaillées
Projection sur 10 ans
Scénario :
Scénario retenu : 5 %
Capital aujourd'hui
 
Dans 10 ans · au rythme actuel
Dans 10 ans · optimisé (5 %)
Manque à gagner sur 10 ans :
ContratValeurRdt actuelProjeté 10 ansProjeté optimiséManque à gagner
Consolidé
Capitalisation composée nette de frais. Méthode & sources
Synthèse du thème
Patrimoine financier — lecture stratégique
Confiance · à évaluer · synthèse fondée sur les constats du thèmeVoir le détail

Le patrimoine financier du foyer s'élève à 720 000 €, soit une part à préciser du patrimoine global. Il se compose de contrats d'assurance-vie et de capitalisation (450 000 €), de liquidités disponibles (180 000 €) et de valeurs mobilières diversifiées (— PEA, compte-titres, métaux précieux, capital-investissement). Une fois les encours collectés, l'analyse pourra confronter le volume de l'assise financière à sa structure, en particulier la part de trésorerie non rémunérée et le rendement réel des contrats.

Les liquidités sont à comparer à la réserve de précaution usuelle de 3 à 6 mois de charges courantes. L'excédent mobilisable (180 000 €), s'il demeure placé sur des supports peu ou pas rémunérés, reste exposé à l'érosion monétaire.

Les contrats d'assurance-vie seront appréciés au regard de leur rendement net depuis l'origine (), confronté à l'inflation moyenne de la période : un rendement réel négatif signalerait un capital figé sur des fonds en euros. Sur l'encours concerné, le manque à gagner cumulé sur dix ans est estimé à .

Plusieurs leviers se dégageront de cette lecture. La réallocation de l'excédent de liquidités et l'arbitrage des contrats sous-performants vers une enveloppe diversifiée et performantepermettraient de convertir une perte réelle en croissance, tout en préservant une réserve de précaution adaptée. Le coût d'opportunité chiffré objective l'enjeu et fonde la priorité de cet arbitrage.

Principaux risques
  • Érosion monétaire d'un éventuel excédent de liquidités non rémunéré.
  • Rendement réel potentiellement négatif des contrats d'assurance-vie.
  • Concentration sur les fonds en euros.
Principales opportunités
  • Capital mobilisable vers des supports diversifiés.
  • Liquidité disponible comme apport à effet de levier ou saisie d'opportunités de marché.
  • Enveloppes existantes (PEA, compte-titres) à dynamiser.
Principales optimisations
  • Arbitrer l'excédent vers des supports rémunérateurs, réserve de précaution maintenue.
  • Réallouer les contrats sous-performants vers une enveloppe diversifiée et performante.
  • Capter le différentiel de performance objectivé par le coût d'opportunité.
Ces leviers seront chiffrés, arbitrés et hiérarchisés dans la partie « Préconisations » de l'étude.

Sources & méthode

¹Excédent de liquidités. Soldes bancaires (relevés) ; train de vie issu de l'analyse budgétaire ; réserve de précaution 3 à 6 mois de charges.
²Performance des contrats. Rendements nets depuis l'origine issus des relevés annuels ; inflation moyenne INSEE sur la période de détention.
³Coût d'opportunité — scénario 5 %. Rendement annualisé moyen d'une allocation diversifiée équilibrée, net de frais, horizon 10 ans. Capitalisation composée : Valeur projetée = Valeur × (1 + taux)¹⁰.
Analyse du patrimoine

Analyse du passif

Confiance forte · 92 %
Le passif rassemble l’ensemble des obligations financières et dettes que le foyer doit honorer (prêts bancaires, crédit à la consommation, crédits renouvelables, dettes envers un tiers ou l’administration, etc.). Il renseigne sur la santé financière du foyer et sur sa capacité d’endettement (les prêts bancaires, et plus particulièrement immobiliers, recèlent de nombreux leviers d’optimisation).
Synthèse du passif

Le passif du foyer DUPONT-TOPIN s’établit à 350 000 €, pour un service mensuel de la dette de 2 000 €.

Tableau récapitulatif des dettes — réconcilié
FinancementDétenteurCapital restant dûTauxDurée rest.
350 000 €
Total du passif
350 000 €
Le passif du foyer DUPONT-TOPIN s’élève à 350 000 €. Le détail prêt par prêt — conditions, assurance et garanties — figure ci-dessous.
Ventilation du passif350 000 €
Par nature
350 000 €
Emprunts immobiliers
Emprunt d’investissement
Crédit à la consommation
Par détenteur
350 000 €
En nom propre
Via les sociétés
Analyse des prêts en cours
350 000 €
Informations générales
Établissement prêteur
Capital emprunté
Durée totale du prêt
Capital restant dû
350 000 €
Taux / coût
Taux d’intérêt nominal
TAEG
Montant des échéances du prêt
Montant des échéances de l’assurance
Montant total des échéances (par mois)
2 000 €
Montant total des échéances (par an)
Assurance emprunteur
Délégation d’assurance
Risque couvert
Options & spécificités
Option de modulation des échéances
Option de suspension des échéances
Indemnités de remboursement anticipé
Garantie du prêt
Clause de bonification
* Les montants indiqués sont arrondis à l’euro le plus proche. Le total des capitaux restant dus s’élève à 350 000 €, pour un service annuel cumulé de 24 000 €.
Risques & opportunités — Prêts
Évaluation de la charge d’emprunt — opportunité de renégociation ou de rachatConfiance forte · 90 %
Constat & origine
  • Les financements en cours s’échelonnent de à .
  • Certaines lignes de financement peuvent ressortir au-dessus des conditions de marché actuelles (≈ 3,50 % sur 15 ans).
RisqueUne veille insuffisante laisserait courir une charge d’intérêts supérieure au marché sur les lignes les plus chères.
OpportunitéRenégociation ou rachat des prêts dont le taux dépasse les conditions de marché dès que les taux moyens afficheront environ 1 % d’écart à la baisse, allégeant la charge de la dette.
OptimisationMettre en place une veille des taux et chiffrer le point mort d’un rachat — indemnités de remboursement anticipé incluses — avant toute opération.
Impact quantifié

Allègement mécanique de la charge d’intérêts et amélioration du cash-flow, à arbitrer contre les indemnités de remboursement anticipé ().

Justification¹

Comparaison des taux des contrats et des conditions de marché à durée équivalente. sources

Préconisation : instaurer une veille des taux et étudier le rachat des lignes les plus chères (chiffré dans la partie « Préconisations »).
Synthèse du thème
Analyse du passif — lecture stratégique
Confiance forte · 92 % · synthèse fondée sur les constats du thèmeVoir le détail

Le passif du foyer DUPONT-TOPIN s’établit à 350 000 €, pour un patrimoine brut de 2 800 000 € : l’endettement reste à mettre en regard de l’actif, pour un patrimoine net de 2 450 000 €. Le service annuel de la dette, assurance comprise, s’élève à 24 000 €.

Le taux d’endettement strictement personnel, limité à des revenus du foyer, laisse une capacité d’emprunt à quantifier ; les taux des prêts demeurent à apprécier au regard des conditions de marché.

Le principal levier tient à la charge d’emprunt : une veille des taux et l’étude d’un rachat des lignes les plus chères, indemnités de remboursement anticipé comprises, sont développées dans la partie « Préconisations » de l’étude.

Principaux risques
  • Charge d’intérêts à surveiller au regard des conditions de marché.
Principales opportunités
  • Capacité d’emprunt résiduelle à quantifier (endettement personnel maîtrisé).
  • Délégation d’assurance emprunteur sur les prêts garantis.
Principales optimisations
  • Solder par anticipation les lignes au coût relatif le plus élevé.
  • Mettre en place une délégation d’assurance emprunteur calibrée par tête et par quotité.
  • Cartographier l’ensemble des engagements et cautions dans un tableau de bord unique.
Ces leviers seront chiffrés, arbitrés et hiérarchisés dans la partie « Préconisations » de l’étude.

Sources & méthode

¹Capital restant dû et conditions des prêts. Tableaux d’amortissement des financements en cours (établissement, taux, durée, mensualité, quotité d’assurance).
²Taux d’endettement. Service annuel de la dette rapporté aux revenus du foyer issus des avis d’imposition ; lecture personnelle puis consolidée des cautions des sociétés.
Risques & opportunités
Une assurance-vie, levier de transmission du patrimoineConfiance forte
Constat & origine
  • L’assurance-vie représente 450 000 €, deuxième actif du foyer (environ du patrimoine brut).
  • Elle concentre une part importante de l’épargne financière disponible.
RisqueUne concentration sur un même cadre expose à l’évolution de sa fiscalité et à la performance de ses supports ; des clauses bénéficiaires non actualisées peuvent contrarier la volonté de transmission.
OpportunitéL’assurance-vie demeure un outil de transmission très efficace : clause bénéficiaire sur mesure et fiscalité avantageuse hors succession, dans les limites légales.
OptimisationActualiser les clauses bénéficiaires, arbitrer entre fonds en euros et unités de compte selon l’horizon, et répartir les capitaux entre plusieurs contrats.
Impact quantifié

Bien calibrée, l’assurance-vie permet de transmettre une part importante des 450 000 € dans un cadre fiscal optimisé.

Justification

Relevés des contrats d’assurance-vie et clauses bénéficiaires.

Préconisation : auditer les clauses bénéficiaires et l’allocation des contrats (parties « Successoral » et « Préconisations »).
Un patrimoine conséquent appelant une stratégie de transmissionConfiance forte
Constat & origine
  • Le patrimoine net atteint 2 450 000 €, détenu sous le régime de la communauté réduite aux acquêts, avec 2 enfants.
  • La structure de détention est à préciser au regard de l’inventaire (indivision, société civile, biens propres).
RisqueSans anticipation, la transmission sera soumise à une fiscalité successorale potentiellement lourde ; la complexité de la détention peut compliquer le partage.
OpportunitéDe nombreux leviers existent (donation-partage, démembrement de propriété, donation de parts de société civile, assurance-vie) pour organiser et alléger la transmission.
OptimisationMettre en place une stratégie de transmission progressive, en exploitant les abattements et le démembrement.
Impact quantifié

Une anticipation structurée peut réduire significativement la fiscalité de transmission des 2 450 000 € de patrimoine net.

Justification

Composition et structure de détention du patrimoine, régime matrimonial.

Préconisation : bâtir une stratégie de transmission sur mesure (parties « Successoral » et « Préconisations »).
Rappel des risques et opportunités des modules

**Dettes et responsabilité solidaire. **

Les dettes antérieures au mariage (avant 1990) demeurent propres à celui qui les a contractées. Les dettes postérieures au mariage sont présumées communes, sauf preuve que la dette a été contractée exclusivement pour les besoins personnels de l'autre époux ou de sa famille séparée.

Le passif total de 350 000 € se décompose en dette SCI de 200 000 € et en dette personnelle de 130 000 €. Ces dettes, contractées vraisemblablement pendant le mariage (postérieurement à 1990), sont présumées communes. Cependant, le dossier fourni ne précise pas la date de contraction exacte, ni si la SCI détentrice de l'immeuble loué (350 000 €) est antérieure ou postérieure au mariage, ni si la dette personnelle de 130 000 € procède d'une obligation professionnelle propre à l'un des époux. Une telle qualification est nécessaire pour déterminer si chaque époux expose le patrimoine propre de l'autre.

Les créanciers titulaires de dettes communes disposent d'un droit de gage sur l'intégralité des biens de la communauté (immobilier, valeurs mobilières, liquidités), ainsi que sur la part de chaque époux dans la communauté. Pour les dettes propres à l'un des époux, le gage des créanciers se limite aux biens propres de cet époux et à sa quote-part de communauté.

**Administration des biens communs et asymétrie d'imposition. **

Sous le régime de la communauté réduite aux acquêts, chaque époux dispose isolément d'un pouvoir de gestion et de disposition sur les meubles communs, mais requiert le consentement exprès de l'autre pour les immeubles. Une absence de clarification contractuelle sur ce pouvoir expose le couple à des conflits en cas de désaccord majeur sur la vente, la charge hypothécaire, ou l'exploitation d'un bien immobilier.

Sous communauté réduite aux acquêts, les revenus de chaque profession alimentent la masse commune, tandis que les impôts sont prélevés sur le revenu déclaré par chacun. Cette mécanique crée un risque : si l'un des époux génère un revenu considérablement plus élevé, les dettes communes se concentrent dans le patrimoine de la communauté, ce qui peut déséquilibrer la position liquidative de chacun en cas de séparation.

De même, les contributions sociales du TNS libéral (Madame B) grèvent ses revenus professionnels selon des taux et des modalités particulières (cotisations proportionnelles, etc. ). Le contrat de mariage ne mentionne pas de clause de réserve de revenus, ce qui signifie que les honoraires bruts sont théoriquement intégrés au patrimoine commun après les prélèvements obligatoires, sans distinction spécifique pour l'exercice du métier.

**Qualification et structure des immeubles. **

L'existence de SCI requiert une vérification d'un triple enjeu : date de constitution (antérieure ou postérieure au mariage), composition du capital social (titres propres ou communs), et régime d'emprunt utilisé pour acquérir les immeubles. Si une SCI a été constituée avant 1990 et est demeurée détenue en propre par l'un des époux, les immeubles qu'elle détient relèvent du patrimoine propre. Si la SCI a été constituée après 1990 ou si les titres sont détenus en indivision ou en communauté, les immeubles qu'elle détient constituent un acquêt commun.

L'immeuble nu pour 250 000 € et l'immeuble de parc pour 80 000 € nécessitent également une clarification : s'agit-il de propres anciens, d'acquêts postérieurs au mariage, ou de remplois de propres ? Cette distinction commande le régime fiscal des éventuelles plus-values en cas de vente, ainsi que le partage en cas de séparation.

**Capacité de service et endettement. **

La capacité d'épargne annuelle est de 90 000 €. Cependant, le service de la dette (24 000 € annuels) et les charges courantes (215 000 €) absorbent une part substantielle des revenus (329 000 €). Cette situation demeure équilibrée, mais expose le couple à un risque de déstabilisation en cas de réduction de revenus professionn

Potentiel de refinancementConfiance forte
Constat & origine
  • Une partie du parc immobilier (1 200 000 €) est libre de toute hypothèque ; le capital restant dû total s’élève à 350 000 € sur les biens financés.
  • Le service annuel de la dette reste modéré au regard de la valeur du parc.
  • La valeur nette immobilisée demeure importante — une capacité de levier bancaire partiellement exploitée, encore largement disponible.
RisqueUne valeur « inerte » : un capital immobilisé qui ne travaille pas et ne génère pas de nouveaux revenus.
OpportunitéUtiliser ces biens en garantie (hypothèque de second rang, crédit lombard) pour financer de nouveaux investissements sans apport personnel.
OptimisationMobiliser une quotité prudente de la valeur du parc pour amorcer une nouvelle phase de diversification, immobilière ou financière.
Impact quantifié

À une quotité prudente de 60 à 70 %, et après déduction du capital restant dû (350 000 €), la capacité de refinancement mobilisable s’élève à , déployables sans céder le moindre actif (voir module ci-dessous).

Justification¹

Valeurs de marché de l’inventaire ; capital restant dû des financements en cours. 2 sources

Optimisation chiffrée : capacité de refinancement (ci-dessous) · Préconisation : crédit hypothécaire sur la résidence principale.
Contribution sur les revenus locatifsÀ compléter
Constat & origine
  • Une Contribution sur les revenus locatifs est acquittée pour les biens concernés ().
  • Cette contribution vise principalement les revenus perçus par des personnes morales soumises à l’impôt sur les sociétés.
  • Or, lorsque ces biens sont détenus par des personnes physiques, l’assujettissement ne paraît pas juridiquement fondé.
RisqueUne charge indue, modérée à l’unité mais récurrente, qui pèse sur la rentabilité nette des biens concernés.
OpportunitéEngager une démarche de régularisation pour solliciter le remboursement des sommes versées sur les exercices non prescrits.
OptimisationCesser le règlement et récupérer les montants des trois dernières années auprès de l’administration fiscale.
Impact quantifié

Économie pérenne de /an, et remboursement potentiel d’environ au titre des trois derniers exercices.

Justification²

Avis d’imposition et comptes locatifs ; régime juridique de la contribution. 2 sources

Préconisation : régularisation auprès de l’administration fiscale et demande de remboursement.
Absence de diagnostic de performance énergétiqueÀ compléter
Constat & origine
  • Plusieurs actifs ne disposent d’aucun diagnostic de performance énergétique en cours de validité.
  • La réglementation impose un diagnostic opposable pour toute mise en location, renouvellement de bail ou vente.
  • L’absence de classification empêche de mesurer l’exposition aux futures interdictions de louer.
RisqueNullité possible du bail ou de la vente, amende administrative (jusqu’à 3 000 € pour une personne physique, 15 000 € pour une SCI), loyer gelé si le bien est classé F ou G.
OpportunitéAnticiper les diagnostics permet de sécuriser les baux, de fiabiliser les valeurs et d’identifier d’éventuels travaux d’amélioration.
OptimisationRéaliser les diagnostics manquants avant toute relocation ou cession, et budgéter les éventuels travaux de rénovation énergétique.
Impact quantifié

Risque réglementaire et de dépréciation : un classement défavorable contraindrait à des travaux non budgétés et gèlerait les loyers, pesant sur le rendement et la valeur vénale.

Justification³

Dossier locatif ; réglementation sur la décence énergétique. 2 sources

Préconisation : réalisation des diagnostics de performance énergétique sur les biens concernés.
Niveau des charges locatives — vigilance et optimisationÀ compléter
Constat & origine
  • Sur le bien meublé détenu en nom propre, le cas échéant, les charges représentent , soit ≈ du chiffre d’affaires — un poste à surveiller.
  • Sur les biens détenus en société civile, ce ratio atteint près de (honoraires comptables, copropriété, assurances, frais d’agence) — analysé dans le thème « Sociétés ».
RisqueL’empilement de frais fixes capte près de la moitié des loyers avant même l’imposition des associés, ralentissant la performance.
OpportunitéRenégocier les postes les plus lourds (honoraires, agence) et rationaliser les protections assurantielles.
OptimisationRevue ligne à ligne des charges pour rehausser le rendement net sans toucher au capital.
Fondements juridiques & fiscaux
Préconisation : audit et renégociation des charges d’exploitation locatives.
Régime de la location meublée non professionnelle (LMNP)À compléter
Constat & origine
  • Le bien meublé concerné est exploité en location meublée non professionnelle : les recettes () restent inférieures à 23 000 € et aux autres revenus du foyer.
  • Ce régime relève des bénéfices industriels et commerciaux, au régime réel, avec amortissement du bien et du mobilier.
RisqueÀ la cession, les amortissements pratiqués sont désormais réintégrés dans la plus-value (réforme 2025), ce qui alourdit l’imposition. Un franchissement durable des seuils ferait basculer le bien en LMP — changement de régime de plus-value et affiliation sociale.
OpportunitéL’amortissement du bien et du mobilier, au régime réel, neutralise tout ou partie de l’imposition des loyers pendant la phase de détention ; les déficits s’imputent et se reportent.
OptimisationArbitrer la durée de détention au regard de la réforme, et piloter le niveau des recettes pour conserver, le cas échéant, le statut non professionnel.
Impact quantifié

Loyers de par an largement neutralisés par l’amortissement pendant la détention ; en contrepartie, plus-value brute portée à à la cession après réintégration des amortissements (voir le coût d’opportunité immobilier).

Justification

Régime des bénéfices industriels et commerciaux, seuils du statut et réforme de la plus-value. sources

Préconisation : arbitrer la stratégie de détention (LMNP / LMP) au regard de la réforme de 2025 et de la trajectoire des recettes.
Assurance emprunteur (décès / perte totale et irréversible d’autonomie) — remboursement du prêt et fiscalitéÀ compléter
Constat & origine
  • Pour les biens financés par emprunt — détenus via une société civile, ou en location meublée non professionnelle (LMNP) ou professionnelle (LMP) — une assurance emprunteur garantit le remboursement du prêt en cas de décès ou de perte totale et irréversible d’autonomie d’un assuré.
  • Le remboursement anticipé par l’assureur a un effet fiscal qui dépend du régime de la structure.
RisqueEn SCI à l’impôt sur les sociétés, le capital remboursé par l’assurance constitue un produit exceptionnel imposable (accroissement de l’actif net) — une charge fiscale parfois inattendue. Le même mécanisme s’applique en location meublée au régime réel (LMNP ou LMP).
OpportunitéAnticiper le traitement et, le cas échéant, opter pour l’étalement du produit sur cinq exercices ; choisir le régime (impôt sur le revenu ou sur les sociétés) en connaissance de cause.
OptimisationCalibrer les têtes assurées et les quotités d’assurance, et documenter le régime applicable, pour maîtriser l’impact fiscal de la garantie.
Impact quantifié

SCI à l’impôt sur les sociétés : produit = capital restant dû remboursé (à titre d’illustration, ≈ sur le bien financé), imposé à l’impôt sur les sociétés, étalable sur 5 ans. SCI à l’impôt sur le revenu : l’indemnité constitue des recettes foncières dès lors que les intérêts ont été déduits. Location meublée au réel (LMNP ou LMP) : le capital remboursé constitue un produit imposable au titre des bénéfices industriels et commerciaux, étalable sur cinq exercices.

Justification

Qualification de l’indemnité d’assurance selon le régime de la structure. sources

Préconisation : cadrer le régime fiscal de l’assurance emprunteur et la stratégie d’étalement, pour la SCI comme pour la location meublée (analyse détaillée dans le thème « Sociétés »).
Multiplicité des banques — risque de déchéance du termeÀ compléter
Constat & origine
  • Plusieurs établissements financent ou pourraient financer les différents actifs du foyer et de ses structures.
  • Chaque prêt comporte des obligations déclaratives sur les engagements existants auprès des autres prêteurs.
RisqueL’omission ou l’inexactitude d’une déclaration d’engagement peut caractériser une fausse déclaration et entraîner la déchéance du terme — exigibilité immédiate du capital restant dû.
OpportunitéCartographier l’ensemble des engagements et fiabiliser les déclarations sécurise les financements et la relation bancaire.
OptimisationTenir un tableau de bord des prêts (établissement, encours, sûretés, clauses) et respecter scrupuleusement les obligations d’information.
Impact quantifié

Exigibilité anticipée des prêts concernés, dégradation de la relation bancaire et surcoût de refinancement en urgence — un risque de liquidité disproportionné au regard du manquement.

Justification

Clauses des contrats de prêt et obligations de sincérité des déclarations. sources

Préconisation : cartographie consolidée des engagements bancaires et mise en conformité déclarative.
Excédent de liquiditésConfiance forte
Constat & origine
  • Liquidités immédiatement disponibles : 180 000 €, soit 9 de dépenses courantes.
  • Norme d’épargne de précaution : 3 à 6 mois, soit une réserve cible de ~.
  • Origine : accumulation progressive sur comptes courants et livrets, sans réallocation.
RisqueÉrosion monétaire : ces fonds, peu ou pas rémunérés, perdent du pouvoir d’achat face à l’inflation (~2,5 %/an).
OpportunitéLiquidité = atout : apport pour un investissement à effet de levier, ou saisie d’opportunités lors d’une correction de marché.
OptimisationArbitrer l’excédent (~) vers des supports rémunérateurs, en conservant une réserve de précaution de ~.
Impact quantifié

Excédent au-delà de la réserve : . À il rapporterait ~/an ; à 5 %, ~/an — un différentiel de ~/an de performance non captée.

Justification¹

Réserve recommandée 3-6 mois (pratique de place) ; train de vie issu de l’analyse budgétaire. 3 sources

Optimisation chiffrée : coût d’opportunité (ci-dessous) · Préconisation : arbitrage vers l’assurance-vie luxembourgeoise.
Faible performance des contratsÀ compléter
Constat & origine
  • Depuis l’origine, rendements nets de (Monsieur) et (Madame), à comparer à l’inflation moyenne de la période : .
  • Contrats des enfants : et pour une inflation de — réel également négatif.
  • Origine : exposition massive aux fonds euros ; une injection récente de fige une part prépondérante du capital.
RisqueRendement réel négatif de : le patrimoine se déprécie en pouvoir d’achat malgré la protection nominale.
OpportunitéRéallouer un capital de cette taille sur des supports diversifiés peut transformer une perte réelle en croissance significative.
OptimisationArbitrage vers une enveloppe performante (assurance-vie luxembourgeoise, unités de compte pilotées), réserve de précaution maintenue.
Impact quantifié

Sur ~, le différentiel de représente /an de richesse réelle perdue, avant fiscalité. Sur 10 ans, manque à gagner cumulé (détail ci-dessous).

Justification²

Rendements et versements issus des relevés annuels ; inflation moyenne INSEE. 3 sources

Optimisation chiffrée : coût d’opportunité (ci-dessous) · Préconisation : arbitrage des avoirs vers l’assurance-vie luxembourgeoise.
Évaluation de la charge d’emprunt — opportunité de renégociation ou de rachatÀ compléter
Constat & origine
  • Les financements en cours s’échelonnent de .
  • Le prêt du bien meublé () et le crédit à la consommation () ressortent au-dessus des conditions de marché actuelles (≈ sur 15 ans).
RisqueUne veille insuffisante laisserait courir une charge d’intérêts supérieure au marché sur les lignes les plus chères.
OpportunitéRenégociation ou rachat du prêt meublé et du crédit à la consommation dès que les taux moyens afficheront environ 1 % d’écart à la baisse, allégeant la charge de la dette.
OptimisationMettre en place une veille des taux et chiffrer le point mort d’un rachat — indemnités de remboursement anticipé incluses — avant toute opération.
Impact quantifié

Allègement mécanique de la charge d’intérêts et amélioration du cash-flow, à arbitrer contre les indemnités de remboursement anticipé (≈ sur le meublé, sans indemnité sur le crédit à la consommation).

Justification¹

Comparaison des taux des contrats et des conditions de marché à durée équivalente. sources

Préconisation : instaurer une veille des taux et étudier le rachat des lignes les plus chères (chiffré dans la partie « Préconisations »).
Couverture et coût de l’assurance emprunteur — quotités et délégationÀ compléter
Constat & origine
  • Le prêt du local professionnel (société civile) est assuré à une quotité de par tête, soit au global.
  • Son coût (≈ / mois) pèse sur la rentabilité de la société civile.
RisqueLa faible quotité globale () contraindrait le conjoint survivant à supporter seul environ de l’échéance en cas de décès de l’autre assuré.
OpportunitéUne renégociation ou une délégation d’assurance permettrait une économie de trésorerie sur la durée résiduelle, à garanties au moins équivalentes.
OptimisationRelever les quotités (cible 100 % par tête sur les prêts logés en société civile) et mettre l’assurance en concurrence par délégation.
Impact quantifié

Économie de trésorerie sur la durée résiduelle et meilleure protection du conjoint survivant. En crédit professionnel, le droit à la délégation est moins protecteur, mais une démarche commerciale peut augmenter les garanties tout en abaissant le coût.

Justification²

Quotités et coûts relevés sur le contrat d’assurance emprunteur. sources

Préconisation : relever les quotités et mettre en concurrence l’assurance emprunteur par délégation (chiffré dans la partie « Préconisations »).
Caution solidaire — la dette des sociétés civiles pèse sur le patrimoine personnelÀ compléter
Constat & origine
  • Les financements logés dans les sociétés civiles représentent de capital restant dû.
  • Ces prêts sont assortis d’une caution solidaire consentie personnellement par les associés : la banque peut les poursuivre directement, pour la totalité de la dette.
RisqueL’étendue de cette exposition dépend du régime matrimonial : sous un régime séparatif, l’engagement de caution n’est pas couvert par les protections propres aux régimes communautaires et pèse sur le patrimoine propre de chaque caution, au-delà du capital social.
OpportunitéLa renégociation des cautions bancaires et la mise en place d’une délégation d’assurance emprunteur permettent d’alléger et de circonscrire cette exposition.
OptimisationDocumenter l’étendue exacte de chaque caution, calibrer les têtes et quotités d’assurance, et tenir un tableau de bord unique des engagements.
Impact quantifié

La caution porte le taux d’endettement de à : un écart de près de de service annuel de la dette, supporté personnellement en cas de défaillance des sociétés. La renégociation viserait à substituer ou plafonner ces engagements ; la délégation d’assurance à garantir le remboursement en cas de décès ou d’invalidité d’un associé.

Justification¹

Contrats de prêt des sociétés civiles et actes de cautionnement ; régime matrimonial. sources

Préconisations : renégociation des cautions bancaires des sociétés civiles et délégation d’assurance emprunteur (chiffrées dans la partie « Préconisations »).
Synthèse du thème
Analyse du patrimoine — lecture stratégique
Synthèse fondée sur les constats du thème · confiance dérivée des données saisiesVoir le détail

Le patrimoine net du foyer s’établit à 2 450 000 €, pour un patrimoine brut de 2 800 000 €. Il est diversifié entre les placements financiers et l’assurance-vie, et se répartit entre les conjoints ( et ) sous le régime de la communauté réduite aux acquêts.

Les principaux postes structurent le patrimoine : les placements financiers (720 000 €), premier poste et épargne financière mobilisable ; et l’assurance-vie (450 000 €), deuxième poste et levier de transmission.

La principale marge de progression tient à l’anticipation de la transmission. Avec un patrimoine net de 2 450 000 €, 2 enfants et le régime de la communauté réduite aux acquêts, la mise en place d’une stratégie successorale (donation, démembrement, optimisation des clauses bénéficiaires) constitue le principal levier d’optimisation, développé dans le volet successoral.

Principaux risques
  • Poids prépondérant de les placements financiers dans le patrimoine.
  • Fiscalité successorale potentiellement lourde en l’absence d’anticipation.
Principales opportunités
  • Assurance-vie comme outil de transmission optimisé.
  • Leviers successoraux : donation, démembrement.
Principales optimisations
  • Actualisation des clauses bénéficiaires d’assurance-vie.
  • Stratégie de transmission progressive exploitant les abattements.
Audit patrimonial

Analyse du budget

Audit patrimonial

Analyse du budget

Le budget rapproche l’ensemble des revenus du foyer de ses charges récurrentes afin d’en dégager la capacité d’épargne et le reste à vivre. Il mesure l’équilibre entre les flux entrants (revenus professionnels, fonciers et mobiliers) et les flux sortants (train de vie, impôts, remboursements d’emprunt), et conditionne la capacité du foyer à financer ses projets et à développer son patrimoine.
Synthèse du budget

Le foyer perçoit des revenus annuels de 329 000 €, pour des charges de 215 000 € (hors remboursements d’emprunt) et un service de la dette de 24 000 €. Il en résulte une capacité d’épargne de 90 000 €. La composition des revenus et leur répartition entre les membres du foyer restent à préciser dans le détail ci-dessous.

Détail des revenus
DésignationMontant
BertrandMoniqueCommunTotal
Revenus professionnels
À compléter
Revenus d’investissement (nom propre)
À compléter
Total des revenus
329 000 €
Détail des charges
DésignationMontant
BertrandMoniqueCommunTotal
Dépenses d’usage
À compléter
Impôts et taxes
À compléter
Service de la dette (rappel)
Service de la dette
24 000 €
Total des charges et remboursements
Le service de la dette est rappelé ci-dessus, réparti par détenteur ; son détail prêt par prêt figure dans l’analyse du passif. Le poids relatif de l’impôt sur le revenu et du service de la dette s’apprécie au regard des montants saisis.
Indicateurs clés
19 %
Taux d’effortiTaux d’effortPart des revenus nets annuels (avant impôt) absorbée par les charges d’emprunt, hors sociétés à l’impôt sur les sociétés.FormuleTaux d’effort = (charges annuelles d’emprunt ÷ revenus nets annuels) × 100
22 %
Taux d’endettementiTaux d’endettementEnsemble des charges contraintes rapporté à l’ensemble des revenus : charges d’emprunt, impôts et taxes, et charges exceptionnelles (pensions alimentaires, prestations compensatoires, dettes familiales) le cas échéant.Calcul(charges d’emprunt + impôts et taxes) ÷ revenus × 100
Reste à vivre / moisiReste à vivreRevenus disponibles chaque mois une fois honorés les remboursements d’emprunt et les impôts ; ils financent le train de vie et l’épargne.Calcul(revenus − charges d’emprunt − impôts et taxes) ÷ 12
90 000 €
Capacité d’épargne / aniCapacité d’épargneMontant que le foyer peut épargner chaque année, une fois honorés les impôts et taxes, les charges d’emprunt et le train de vie.Calculrevenus − impôts et taxes − charges d’emprunt − dépenses d’usage
Aucune décote n’est appliquée ici. En pratique, selon le mode d’exploitation du bien (location nue, meublée, courte ou longue durée) et l’antériorité de la location, les établissements bancaires retiennent fréquemment une décote de 30 à 100 % sur les revenus fonciers, ce qui peut sensiblement relever le taux d’effort retenu pour l’octroi d’un crédit.
Ventilation du revenu

Allocation du revenu annuel

Dépenses d’usage
Impôts et taxes
Service de la dette
Capacité d’épargne

Le foyer dégage une capacité d’épargne de 90 000 € par an (environ par mois), soit de ses revenus. Le taux d’effort, une fois les montants saisis, conditionnera la capacité d’endettement disponible pour financer de nouveaux projets.

Risques & opportunités
Une capacité d’épargne élevée, à structurer et à investirConfiance modérée · 82 %
Constat & origine
  • Le foyer dégage 90 000 € d’épargne par an (environ par mois), soit de ses revenus.
  • Laissé sur des comptes peu rémunérés, cet excédent ne contribue pas à la constitution du patrimoine.
RisqueUne épargne non investie subit l’érosion de l’inflation et représente un coût d’opportunité significatif sur la durée.
OpportunitéOrienter cet excédent vers des supports adaptés (assurance-vie, immobilier, placements financiers) enclenche un effet de capitalisation.
OptimisationMettre en place des versements programmés et une allocation cible cohérente avec l’horizon et le profil de risque.
Impact quantifié

Réorientés vers des supports rémunérés, ces 90 000 € annuels représentent, capitalisés, un levier patrimonial majeur sur 10 à 20 ans.

Justification

Soldes des comptes et flux d’épargne issus du budget du foyer.

Préconisation : définir une stratégie d’investissement de l’excédent d’épargne (détaillée dans la partie « Préconisations »).
Des revenus concentrés sur l’activité professionnelleConfiance forte · 88 %
Constat & origine
  • Les revenus professionnels représentent , soit des revenus annuels du foyer (329 000 €) : la source dominante du budget.
  • Les charges courantes, les impôts et le service de la dette demeurent dus indépendamment de l’activité.
RisqueEn cas d’arrêt d’activité (maladie, accident), la chute des revenus professionnels exposerait le foyer à un déséquilibre budgétaire rapide.
OpportunitéUne prévoyance bien calibrée (indemnités journalières, garantie maintien de revenu) sécurise le budget en cas de coup dur.
OptimisationRenforcer progressivement la part des revenus passifs (fonciers, financiers) pour diversifier les sources.
Impact quantifié

Un revenu de remplacement adapté couvrirait les 215 000 € de charges et 24 000 € de service de la dette annuels en cas d’incapacité.

Justification

Structure des revenus issue des avis d’imposition et des comptes de résultat.

Préconisation : auditer la couverture prévoyance de Bertrand et Monique (renvoi à la partie « Analyse des assurances »).
Une marge d’endettement préservée, mobilisable en effet de levierConfiance modérée · 84 %
Constat & origine
  • Le taux d’effort, à comparer aux seuils d’octroi usuels (de l’ordre de 35 %), s’établit à 19 %.
  • Le foyer conserve donc une capacité d’endettement à apprécier.
RisqueUne marge inutilisée est un levier patrimonial dormant : l’épargne seule capitalise plus lentement que l’effet de levier du crédit.
OpportunitéCette marge autorise un financement complémentaire pour acquérir un actif (immobilier de rapport, parts de société), en mobilisant l’effet de levier.
OptimisationCalibrer un nouveau financement en cohérence avec la capacité d’épargne et la fiscalité du foyer.
Impact quantifié

À l’approche du seuil d’usage (35 %), la capacité d’emprunt résiduelle, déployable sans déséquilibrer le budget, sera chiffrée une fois les montants saisis.

Justification

Taux d’effort calculé sur les revenus et les charges d’emprunt du foyer.

Préconisation : étudier un investissement à effet de levier adossé à la capacité résiduelle (chiffré dans la partie « Préconisations »).
Synthèse du thème
Analyse du budget — lecture stratégique
Confiance forte · 90 % · synthèse fondée sur les constats du thèmeVoir le détail

Le budget du foyer est structurellement excédentaire dès lors que les revenus (329 000 €) couvrent les charges (215 000 €) et le service de la dette (24 000 €), libérant une épargne annuelle (90 000 €, soit des revenus). Le taux d’effort (19 %), apprécié au regard des seuils d’octroi usuels, indiquera la capacité d’endettement supplémentaire dont dispose le foyer.

Les revenus reposent pour une part majeure () sur les activités professionnelles : cette concentration appelle une attention particulière sur la prévoyance et sur la diversification progressive des revenus passifs, fonciers et financiers. Le patrimoine d’investissement et les éventuelles SCI fournissent un socle de revenus complémentaires appelé à monter en puissance.

Le taux d’endettement élargi, qui intègre les impôts et taxes (95 000 €), s’établit à 22 % : selon le niveau d’impôt sur le revenu (), il indiquera si le principal levier d’allègement du budget est d’ordre fiscal, à instruire dans le volet dédié. Après remboursements et impôts, le reste à vivre mensuel () financera le train de vie et alimentera l’épargne.

Principaux risques
  • Concentration des revenus sur l’activité professionnelle, sensible à un arrêt d’activité.
  • Taux d’endettement élargi tiré par l’impôt sur le revenu, à quantifier.
  • Couverture prévoyance à confirmer pour sécuriser le budget en cas d’incapacité.
Principales opportunités
  • Capacité d’épargne annuelle à investir sur des supports rémunérés (montant à compléter).
  • Marge d’endettement à apprécier, mobilisable en effet de levier.
  • Montée en puissance des revenus passifs (fonciers, financiers, SCI).
Principales optimisations
  • Optimisation de l’impôt sur le revenu, généralement premier poste de charges.
  • Versements programmés et allocation cible de l’excédent d’épargne.
  • Renforcement et mise en concurrence de la couverture prévoyance.

Sources & méthode

¹Revenus du foyer. Avis d’imposition et, le cas échéant, comptes de résultat des activités professionnelles ; déclarations de revenus fonciers et de location meublée ; résultats des sociétés à l’impôt sur le revenu réintégrés à la quote-part de détention.
²Charges du foyer. Relevés de charges courantes, avis de taxe foncière et d’impôt sur le revenu.
³Taux d’effort. Charges annuelles d’emprunt (capital, intérêts, assurance), hors sociétés à l’impôt sur les sociétés, rapportées aux revenus nets avant impôt. Méthode et seuils à valider depuis la base documentaire ASTRAEOS.
Audit patrimonial

Analyse de la retraite

Audit patrimonial

Analyse des états retraite

La préparation de la retraite est, à tout âge, une composante essentielle de la vie patrimoniale et son anticipation permet de sécuriser les revenus futurs.

L’analyse des états retraite permet d’évaluer les droits acquis, de détecter d’éventuelles anomalies et d’identifier les actions à mettre en place pour optimiser la pension perçue. Cette section s’appuie sur les relevés de carrière et les estimations fournies par les régimes de retraite. Elle permet d’avoir une vision claire des trimestres validés, du montant projeté des pensions et des leviers d’optimisation pouvant être actionnés.

L’objectif est de déterminer si la situation actuelle est alignée avec les besoins et objectifs du foyer pour la retraite, et d’identifier les éventuelles stratégies à mettre en place pour compléter les revenus futurs et sécuriser le niveau de vie.

Bilan des droits acquis
Régime de base
Bertrand DUPONT-TOPINMonique DUPONT-TOPIN
Âge
63 ans
58 ans
Droits acquis pour la retraite de base
À compléter
À compléter
Nombre de trimestres restants à cotiser pour partir à taux plein
À compléter
À compléter
Âge légal de départ à la retraite
À compléter
À compléter
Âge ou durée de cotisation pour départ à taux plein
À compléter
À compléter
Estimations de la pension de base à différents âges de départ en retraite
À compléter
À compléter
Régimes complémentaires
Points accumulés AGIRC-ARRCO
À compléter
À compléter
Régime complémentaire obligatoire (profession libérale)
À compléter
Prestation complémentaire de vieillesse
À compléter
Estimations des pensions complémentaires
À compléter
À compléter

Le bilan ci-dessus consolide, pour chaque conjoint, les droits acquis dans le régime de base et les régimes complémentaires (points AGIRC-ARRCO, régime complémentaire obligatoire et prestation complémentaire de vieillesse pour l'activité libérale). Chaque ligne se lit régime par régime : trimestres validés au regard de la durée d’assurance requise, points convertis en rente, et estimations de pension aux différents âges de départ.

Une carrière menée sous plusieurs statuts (salarié, fonction publique, activité indépendante) ouvre des droits dans chacun des régimes concernés, liquidés séparément : la pension globale est la somme de ces rentes, et non le produit d’un régime unique.

Certaines situations appellent une vérification particulière des relevés de carrière : périodes de pluriactivité pouvant ouvrir des droits dans plusieurs régimes la même année, statut de conjoint collaborateur donnant lieu à validation de trimestres spécifiques, service militaire ou périodes de fonction publique non répercutées, et périodes accomplies à l’étranger pouvant être totalisées selon les conventions applicables.

Toute anomalie relevée (trimestre manquant, période non validée) peut faire l’objet d’une demande de régularisation auprès du régime concerné : le relevé de carrière fait foi jusqu’à preuve contraire.

Projection des pensions
Cumul des pensions
Bertrand DUPONT-TOPINMonique DUPONT-TOPIN
Estimation des futures pensions
À compléter
À compléter

Le cumul des pensions projetées s’élève à , soit une baisse de revenus de l’ordre de par rapport aux revenus professionnels actuels du couple (). Ce taux de remplacement appelle l’anticipation de revenus complémentaires pour préserver le niveau de vie à la retraite.

Risques & opportunités
Un taux de remplacement faible : baisse des ressources de à la retraiteConfiance à établir
Constat & origine
  • Le revenu professionnel annuel actuel du couple s’élève à (net imposable).
  • Le montant prévisionnel des pensions (régime de base et complémentaire) est estiméà bruts par an.
  • Cette projection met en évidence une baisse de revenus de au moment du départ à la retraite.
RisqueLa diminution des ressources peut engendrer un déséquilibre budgétaire si les charges fixes (crédits en cours, impôts, dépenses de santé) et le train de vie ne sont pas ajustés. Sans anticipation, le couple pourrait puiser prématurément dans son capital, compromettant la pérennité du patrimoine à long terme.
OpportunitéLa mise en place d’une stratégie de revenus complémentaires permettrait de combler tout ou partie de cet écart.
OptimisationAnticiper la constitution de revenus complémentaires (immobilier locatif, placements financiers, épargne retraite) et ajuster progressivement les charges fixes avant le départ.
Impact quantifié

Ce différentiel de revenus réduit la marge de manœuvre financière face à des dépenses imprévues ou liées à une future perte d’autonomie.

Justification

Relevés de carrière, estimations des régimes de retraite et revenus professionnels du foyer.

Préconisation : bâtir une stratégie de revenus complémentaires pour sécuriser le niveau de vie à la retraite (partie « Préconisations »).

Plusieurs leviers permettent de compléter les droits constitués. Le plan d’épargne retraite (PER) transforme une épargne disponible en revenus complémentaires à la retraite ; sa pertinence s’arbitre au regard de la tranche marginale d’imposition du foyer pendant la phase d’épargne et de celle attendue à la sortie.

Le rachat de trimestres (années d’études supérieures, années incomplètes) peut améliorer le taux de liquidation ou atténuer la décote ; son coût doit être rapporté au gain de pension espéré sur la durée de la retraite.

Au-delà des dispositifs d’épargne retraite, les revenus patrimoniaux constituent le second pilier du maintien du niveau de vie : loyers d’un investissement locatif, rachats programmés sur les placements financiers, ou rente issue de la conversion d’une partie du capital.

Ces stratégies se combinent et s’ajustent dans le temps ; elles sont chiffrées et hiérarchisées dans la partie « Préconisations » de la présente étude.

Synthèse du thème
Analyse de la retraite — lecture stratégique
Confiance à établir · synthèse fondée sur les constats du thèmeVoir le détail

À la retraite, le couple percevrait des pensions de pour Bertrand DUPONT-TOPIN et pour Monique DUPONT-TOPIN, soit un cumul de bruts par an.

Ce montant représente une baisse de l’ordre de par rapport aux revenus professionnels actuels. Le taux de remplacement est donc faible, ce qui est habituel pour une activité libérale fortement rémunérée, dont les cotisations ne couvrent qu’une part limitée du revenu d’activité.

Le principal enjeu est l’anticipation : la constitution progressive de revenus complémentaires (immobilier, placements financiers, épargne retraite dédiée) et l’ajustement des charges fixes permettront de préserver le niveau de vie. Ces leviers sont développés dans le volet préconisations.

Principaux risques
  • Baisse de revenus à la retraite à quantifier.
  • Risque de décapitalisation pour maintenir le train de vie.
  • Marge de manœuvre réduite face aux imprévus et à la perte d’autonomie.
Principales opportunités
  • Horizon long permettant de constituer des revenus complémentaires.
  • Capacité d’épargne actuelle mobilisable (montant à compléter).
  • Dispositifs d’épargne retraite à fiscalité avantageuse.
Principales optimisations
  • Constitution progressive de revenus complémentaires.
  • Ajustement anticipé des charges fixes avant le départ.
  • Mobilisation de l’épargne retraite (PER) dans une logique fiscale.
Sources et pièces analysées
  • Relevés de carrière des deux conjoints
  • Estimations indicatives des régimes de base et complémentaires
  • Avis d’imposition et revenus professionnels du foyer
Audit patrimonial

Analyse de la fiscalité

Audit patrimonial

Analyse de la fiscalité

L’étude de la fiscalité permet d’appréhender le poids des impôts et taxes dans la gestion du budget et la constitution du patrimoine. Nous considérons l’impôt sur le revenu, les impôts fonciers, les contributions sociales, les taxes sur les plus-values immobilières et financières, l’impôt sur la fortune immobilière ainsi que d’éventuelles spécificités selon les informations transmises.

En examinant ces éléments, nous pouvons identifier les leviers d’optimisation et suggérer des stratégies d’adaptation en cas d’évolutions législatives susceptibles d’affecter la charge fiscale future.

Nous intégrons par ailleurs dans notre accompagnement une veille réglementaire qui pourrait influencer la stratégie fiscale afin qu’elle soit toujours efficiente.

Composition de la fiscalité
Désignation des chargesDate d’échéanceMontant
MonsieurMadameCommunTotal
Impôts et taxes
Taxe foncière – Résidence principale
Impôt sur le revenu
Taxe foncière – Parking Monsieur
Taxe foncière – Parking Madame
Taxe foncière – Appartement 1
Taxe foncière – Appartement 2
Taxe foncière – Appartement 3
Sous-total impôts et taxes
Total des charges

Le tableau de composition répartit les impôts et taxes du foyer entre charges propres à chaque conjoint et charges communes : taxes foncières des biens détenus, impôt sur le revenu du foyer fiscal. Cette ventilation distingue ce qui relève de chacun (biens personnels, activités) de ce qui se décide ensemble.

L’impôt sur le revenu en constitue généralement la part prépondérante ; il appelle en priorité l’examen des revenus imposables, du quotient familial et des réductions ou crédits d’impôt mobilisables.

Indicateurs fiscaux
Total des impôts et taxesiTotal des impôts et taxesEnsemble des impôts et taxes supportés par le foyer sur une année.CalculSomme des taxes foncières et de l’impôt sur le revenu du foyer.
Taux de pression fiscaleiTaux de pression fiscalePart des impôts et taxes dans les revenus annuels du foyer.CalculTotal des impôts et taxes ÷ revenus annuels du foyer.
45 %
Taux marginal d’impositioniTaux marginal d’imposition (TMI)Taux appliqué à la dernière tranche de revenu imposable ; il mesure l’impôt supporté sur chaque euro supplémentaire gagné.BarèmeTranche à 45 % du barème de l'impôt sur le revenu.

Le taux de pression fiscale mesure le poids total des impôts et taxes dans les revenus annuels du foyer : c’est l’indicateur de pilotage de la stratégie, celui que chaque optimisation doit faire baisser. Le taux marginal d’imposition (TMI) mesure, lui, le coût fiscal de chaque euro supplémentaire de revenu.

Ces deux indicateurs se lisent ensemble : un TMI élevé rend chaque levier de déduction (épargne retraite, déficits imputables, dispositifs d’investissement) d’autant plus efficace, tandis qu’un taux de pression modéré peut signaler des niches déjà mobilisées ou des revenus faiblement fiscalisés.

Risques & opportunités

La fiscalité immobilière du foyer couvre les revenus fonciers des biens loués nus, les bénéfices des locations meublées, les plus-values de cession et, au-delà du seuil légal, l’impôt sur la fortune immobilière (IFI). Chaque régime obéit à des règles propres d’assiette, de déduction et d’abattement pour durée de détention.

L’IFI retient l’attention ci-dessous : l’assiette taxable dépend des biens détenus au 1er janvier, des dettes déductibles et des exonérations éventuelles (biens professionnels), paramètres qui s’organisent en amont.

Impôt sur la fortune immobilière : un seuil de déclenchement à surveillerConfiance modérée · 78 %
Constat & origine
  • Au 1er janvier de l’année en cours, le patrimoine net taxable à l’IFI s’élève à (à compléter, le cas échéant en y intégrant un bien situé à l’étranger).
  • Une telle situation s’explique le plus souvent par l’absence de dettes déductibles sur le parc immobilier personnel.
  • Un éventuel local professionnel détenu en société peut être exonéré, mais son amortissement et surtout la cessation d’activité future réintégreraient cet actif (montant à chiffrer) dans l’assiette.
RisqueLe foyer devient redevable de l’IFI dès que l’assiette franchit le seuil légal. Une non-imposition qui ne reposerait que sur la non-déclaration d’un bien étranger exposerait, en cas d’identification, à l’IFI majoré d’intérêts de retard et de pénalités.
OpportunitéAnticiper permet d’organiser l’assiette : recours à l’endettement déductible, démembrement de propriété ou donations réduisent légalement la base taxable.
OptimisationStructurer un passif déductible et anticiper la réintégration du bien professionnel pour contenir l’assiette.
Impact quantifié

L’absence de passif déductible rend l’assiette perméable à toute hausse des prix de l’immobilier. À l’arrêt de l’activité, le patrimoine taxable (, à compléter) peut basculer dans une tranche d’IFI supérieure sans passif pour contrebalancer.

Justification

Composition du patrimoine immobilier et règles de l’impôt sur la fortune immobilière.

Préconisation : régulariser la situation et structurer l’assiette IFI (partie « Préconisations »).

Les revenus et plus-values des placements financiers relèvent de régimes distincts selon l’enveloppe : prélèvement forfaitaire unique ou option pour le barème pour les comptes-titres, fiscalité propre à l’assurance-vie (antériorité du contrat, abattements) et au PEA, et traitement spécifique des actifs numériques.

L’arbitrage entre ces régimes — flat tax ou barème, clôture ou maintien des enveloppes, ordre des rachats — se décide au regard du TMI du foyer et de l’horizon de chaque poche ; il est travaillé dans la partie « Préconisations ».

Synthèse du thème
Analyse de la fiscalité — lecture stratégique
Confiance forte · 87 % · synthèse fondée sur les constats du thèmeVoir le détail

Les impôts et taxes du foyer s’élèvent à par an, l’impôt sur le revenu en constituant généralement la part prépondérante. Le taux de pression fiscale ressort à et le taux marginal d’imposition à 45 %.

Le principal enjeu fiscal est l’impôt sur la fortune immobilière : il convient de chiffrer l’assiette taxable et d’apprécier sa proximité avec le seuil légal. L’absence de passif déductible la rendrait très sensible à toute hausse de l’immobilier, et la cessation d’activité ferait mécaniquement progresser le patrimoine taxable.

Principaux risques
  • Franchissement possible du seuil de l’IFI, accentué à la retraite.
  • Assiette IFI sans passif déductible, perméable à la hausse des prix.
Principales opportunités
  • Structuration de l’assiette IFI (endettement, démembrement, donations).
  • Régularisation spontanée sécurisant durablement la situation.
  • Veille réglementaire intégrée à l’accompagnement.
Principales optimisations
  • Constitution d’un passif déductible sur le parc immobilier.
  • Anticipation de la réintégration du bien professionnel.
Sources et pièces analysées
  • Avis d’imposition sur le revenu
  • Avis de taxe foncière
  • État du patrimoine immobilier et règles IFI applicables
Audit patrimonial

Analyse des sociétés

Audit patrimonial

Analyse des sociétés

Nous effectuons une analyse attentive des sociétés et structures professionnelles du foyer en examinant les statuts, les états financiers et les éléments transmis, afin de détecter les risques de nature juridique et sociale ainsi que les opportunités financières et fiscales.

Nous identifions les impacts possibles en cas d'aléas (conflits entre associés, invalidité, décès) et prenons en compte les différentes phases du cycle de vie de l'entreprise, notamment la cession et la transmission.

Nous recensons les structures professionnelles et patrimoniales rattachées au foyer (sociétés civiles ou commerciales, entreprises individuelles), puis nous analysons chacune selon quatre axes (juridique, social, trésorerie, fiscalité) avant de consolider une synthèse d'ensemble. Structures retenues pour ce dossier : —.

Analyse des sociétés

Aucune société détenue

Le foyer ne détient, à ce jour, aucune société ni structure professionnelle renseignée. Cette section se remplira automatiquement dès qu'une structure (société civile ou commerciale, holding, entreprise individuelle) sera rattachée au dossier.
Audit patrimonial

Analyse des assurances

Audit patrimonial

Analyse des assurances

L’analyse des couvertures assurantielles vise à recenser les garanties en place et à évaluer leur adéquation avec les objectifs patrimoniaux du foyer. Son objectif est de s’assurer que les membres du foyer et leur patrimoine bénéficient d’une protection suffisante face aux aléas de la vie.
Nous examinons ainsi les différentes catégories d'assurances qui couvrent les personnes par le biais de contrats de prévoyance, de santé, de décès et de dépendance, les biens tels que l'immobilier, les véhicules et les objets de valeur, ainsi que les actifs professionnels le cas échéant.
Analyse des assurances

Assurance des personnes

Confiance forte · 85 %
L’assurance des personnes joue un rôle primordial dans la protection financière du foyer face aux aléas de la vie. Elle permet d’anticiper les conséquences d’un accident, d’une maladie, d’une invalidité ou d’un décès, en garantissant des revenus de substitution et en évitant une déstabilisation patrimoniale.

L’analyse de cette couverture repose sur trois axes majeurs :

  • La prévoyance, l’assurance décès et les autres dispositifs de protection du foyer.
  • La mutuelle et la complémentaire santé.
  • Les clauses bénéficiaires des contrats d’assurance-vie.

Son objectif est d’identifier les éventuelles lacunes de couverture et d’évaluer si les contrats en place sont en adéquation avec la situation du foyer et ses objectifs patrimoniaux.

Mutuelle et complémentaire santéConfiance forte · 88 %

La couverture santé complémentaire du foyer est examinée au regard des besoins de ses membres et du statut de chacun.

Pour un professionnel libéral, la complémentaire peut être souscrite dans le cadre de la loi Madelin, avec une personnalisation du risque et, le cas échéant, des exclusions ciblées sur certains postes de soins.

Le foyer compte 2 enfants, en principe rattachés à la complémentaire santé de l’un des parents.

À défaut de contrats communiqués, l’adéquation précise des garanties et des exclusions reste à documenter.

Prévoyance, assurance décès et protection du foyerConfiance modérée · 82 %

La prévoyance a pour objet de garantir des revenus de remplacement en cas d’incapacité de travail, d’invalidité ou de décès, afin d’éviter une déstabilisation du foyer. L’analyse porte sur l’adéquation des garanties souscrites avec les revenus et les charges du foyer.

Pour un travailleur non salarié, les cotisations d’un contrat de prévoyance peuvent être déduites du revenu professionnel au titre de la loi Madelin, en contrepartie d’une sortie des prestations décès sous forme de rente viagère.

Contrats de prévoyance en place

Aucun contrat de prévoyance n’a été collecté à ce stade () : les garanties, capitaux et taux de remplacement restent à documenter.

Points de vigilance techniques et fiscaux
  • Sortie obligatoire en rente (cadre Madelin) : le cadre Madelin interdit le versement d’un capital au bénéficiaire et impose une rente viagère, privant le foyer de liquidités immédiates.
  • Fiscalité au sinistre : contrairement à une prévoyance classique (hors Madelin) où le conjoint marié recevrait un capital exonéré au titre de la loi TEPA, la rente issue d’un contrat Madelin est imposable à l’impôt sur le revenu (catégorie « pensions ») et soumise aux prélèvements sociaux.
  • Tarification évolutive « âge atteint » : lorsque le contrat est indexé sur l’âge, les primes augmentent mécaniquement chaque année, ce qui pèse de plus en plus lourdement sur le budget à l’approche de la retraite.
Risques et opportunités
Tarification à « âge atteint » : un impact budgétaire croissantConfiance modérée · 82 %
Constat & origine
  • Une prévoyance individuelle peut être indexée sur une tarification dite à « âge atteint ».
  • Dans ce cas, les cotisations augmentent mécaniquement chaque année selon l'âge réel de l'assuré.
RisqueL'alourdissement automatique des primes dégrade la rentabilité de la protection à l'approche de la retraite, avec un coût global potentiellement disproportionné.
OpportunitéUn arbitrage vers un contrat à « cotisation nivelée » permettrait de figer le coût de l'assurance jusqu'à la cessation d'activité.
OptimisationVérifier le mode de tarification des contrats, mettre les garanties en concurrence et privilégier une cotisation nivelée.
Impact quantifié

Le coût de protection croît chaque année, avec une accélération dans la dernière décennie d'activité.

Justification

Conditions tarifaires du contrat de prévoyance (clause « âge atteint »).

Préconisation : arbitrer vers une cotisation nivelée le cas échéant (partie « Préconisations »).
Clauses bénéficiaires standard : optimisation de la transmissionConfiance modérée · 80 %
Constat & origine
  • Une clause bénéficiaire standard désigne en premier lieu le conjoint, à défaut les enfants, à défaut les héritiers, sans démembrement de propriété.
  • L'absence de clause d'exclusion en cas d'instance de divorce n'est généralement pas prévue par la rédaction standard.
RisqueEn cas d'instance de divorce future, le capital risquerait d'être versé à un conjoint dont le lien affectif serait déjà rompu.
OpportunitéUne clause démembrée (usufruit au conjoint, nue-propriété aux enfants) ouvrirait des opportunités de transmission optimisée en faveur des enfants.
OptimisationRéécrire les clauses bénéficiaires avec, le cas échéant, un démembrement et une clause d'exclusion en cas d'instance de divorce.
Impact quantifié

L'absence de démembrement limite les opportunités de transmission optimisée en faveur des enfants.

Justification

Clauses bénéficiaires des contrats d'assurance-vie du foyer.

Préconisation : réécrire les clauses bénéficiaires (partie « Préconisations »).
Capital décès Madelin servi sous forme de rente viagèreConfiance modérée · 82 %
Constat & origine
  • Un contrat de prévoyance souscrit dans le cadre de la loi Madelin impose, en contrepartie de la déductibilité des cotisations, une sortie des prestations décès sous forme de rente viagère.
  • Le cadre Madelin interdit le versement d'un capital immédiat au conjoint ou aux bénéficiaires désignés.
RisqueLe bénéficiaire survivant se verrait privé d'un capital immédiat au profit d'une rente, potentiellement modeste, imposable à l'impôt sur le revenu au titre des pensions.
OpportunitéUne prévoyance classique (hors Madelin) permettrait au conjoint marié de percevoir un capital exonéré de droits au titre de la loi TEPA.
OptimisationCompléter ou substituer une prévoyance décès hors cadre Madelin afin de rétablir une sortie en capital.
Impact quantifié

Le capital garanti n’est pas renseigné () : la rente réellement servie au survivant est à chiffrer sur la base des conditions générales du contrat.

Justification

Conditions générales du contrat de prévoyance Madelin et cadre fiscal applicable.

Préconisation : rétablir une sortie en capital pour la protection des proches (partie « Préconisations »).
Clauses bénéficiaires des contratsConfiance modérée · 80 %

L’analyse des clauses bénéficiaires permet de vérifier que la transmission des capitaux respecte les volontés du foyer et optimise la fiscalité. L’encours total des contrats d’assurance-vie du foyer s’élève à 450 000 €. L’état des clauses transmises est récapitulé ci-dessous.

ContratClause bénéficiaire ou observation
Aucun contrat d’assurance-vie ou de prévoyance n’a été collecté : les clauses bénéficiaires restent à documenter.
Cadre fiscal de la transmission par assurance-vie
  • Chaque bénéficiaire désigné profite d’un abattement de 152 500 € sur les capitaux transmis au titre des versements réalisés avant 70 ans (article 990 I du CGI). Pour 2 enfants désignés, l’abattement cumulé atteindrait 305 000 €.
  • Une clause bénéficiaire démembrée (usufruit au conjoint, nue-propriété aux enfants) peut optimiser la transmission au profit des enfants tout en protégeant le conjoint.
Risques et opportunités
Clauses bénéficiaires standard : optimisation de la transmissionConfiance modérée · 80 %
Constat & origine
  • Une clause bénéficiaire standard désigne en premier lieu le conjoint, à défaut les enfants, à défaut les héritiers, sans démembrement de propriété.
  • L'absence de clause d'exclusion en cas d'instance de divorce n'est généralement pas prévue par la rédaction standard.
RisqueEn cas d'instance de divorce future, le capital risquerait d'être versé à un conjoint dont le lien affectif serait déjà rompu.
OpportunitéUne clause démembrée (usufruit au conjoint, nue-propriété aux enfants) ouvrirait des opportunités de transmission optimisée en faveur des enfants.
OptimisationRéécrire les clauses bénéficiaires avec, le cas échéant, un démembrement et une clause d'exclusion en cas d'instance de divorce.
Impact quantifié

L'absence de démembrement limite les opportunités de transmission optimisée en faveur des enfants.

Justification

Clauses bénéficiaires des contrats d'assurance-vie du foyer.

Préconisation : réécrire les clauses bénéficiaires (partie « Préconisations »).
Synthèse du thème
Assurance des personnes — lecture stratégique
Confiance modérée · 82 % · synthèse fondée sur les constats du thèmeVoir le détail

Le dispositif de protection des personnes est examiné au regard des revenus et des charges du foyer, ainsi que du statut d’indépendant. L’analyse identifie les carences de montants et les optimisations possibles.

Trois points de vigilance ressortent : un capital décès Madelin susceptible d’être servi en rente viagère et fiscalisé, une tarification potentiellement évolutive (« âge atteint »), et des clauses bénéficiaires standard, sans personnalisation adaptée.

Principaux risques
  • Capital décès Madelin servi en rente viagère et imposable.
  • Coût de prévoyance potentiellement croissant (tarification à l’âge atteint).
  • Clauses bénéficiaires standard, à personnaliser.
Principales opportunités
  • Prévoyance hors Madelin pour rétablir une sortie en capital.
  • Arbitrage vers une cotisation nivelée.
  • Clauses personnalisées et démembrées en faveur des enfants.
Principales optimisations
  • Compléter la couverture décès des proches.
  • Mettre les garanties en concurrence.
  • Réécrire les clauses bénéficiaires.
Analyse des assurances

Assurance des biens

Confiance modérée · 82 %
L’assurance des biens garantit la couverture des actifs contre les risques susceptibles d’entraîner des pertes financières importantes. Elle permet d’anticiper les conséquences d’un sinistre (dommage matériel, vol, catastrophe naturelle ou incapacité à honorer un emprunt) et d’assurer la continuité et la sécurité financière du foyer.

L’analyse de cette couverture repose sur quatre axes majeurs :

  • L’assurance emprunteur et les garanties associées aux crédits immobiliers.
  • L’assurance habitation et l’assurance des biens immobiliers.
  • L’assurance des véhicules et des autres biens de valeur.
  • Les garanties spécifiques liées à l’activité professionnelle.

Son objectif est d’évaluer l’adéquation des garanties existantes aux besoins réels du foyer, de détecter d’éventuelles insuffisances ou doublons, et d’identifier les ajustements nécessaires pour une protection optimale du patrimoine.

Prêts et assurance emprunteurConfiance forte · 86 %

Le foyer supporte un ou plusieurs prêts immobiliers, dont le capital restant dû s’élève à 350 000 € pour une mensualité de 2 000 €.

La couverture d’assurance emprunteur associée inclut en principe les risques de décès, de perte totale et irréversible d’autonomie (PTIA) et d’invalidité. Le taux de couverture (quotité) appliqué est de par tête. Ainsi, en cas de sinistre couvert, l’assuré non concerné demeurerait responsable de du montant restant dû.

Assurance des biens immobiliersConfiance modérée · 80 %

Les biens immobiliers détenus sont, en principe, couverts par des assurances habitation propriétaire non occupant ou multirisque habitation, en adéquation avec leurs modes d’exploitation. L’analyse vérifie la cohérence de chaque contrat et la couverture des biens annexes.

Risques et opportunités
Biens annexes en nom propre : des risques de responsabilité à couvrirConfiance forte · 86 %
Constat & origine
  • Les biens annexes détenus en nom propre (parkings, garages, caves) ne bénéficient pas toujours d'une assurance en responsabilité civile.
  • Ces lots exposent le propriétaire à des dommages causés à des tiers.
RisqueLa responsabilité civile du foyer pourrait être engagée pour des dommages causés à des tiers. Les frais de procédure et d'indemnisation seraient prélevés sur le patrimoine personnel, sans protection juridique pour contester une mise en cause.
OpportunitéLa souscription d'une assurance en responsabilité civile permettrait de déléguer ces risques à un assureur.
OptimisationVérifier l'existence, et souscrire à défaut, une assurance en responsabilité civile dédiée pour chaque lot.
Impact quantifié

Le coût annuel d'une telle garantie est modique, de l'ordre de 20 à 30 € par an et par lot.

Justification

Inventaire des biens immobiliers et contrats d'assurance en place.

Préconisation : vérifier la responsabilité civile des biens annexes (partie « Préconisations »).
Synthèse du thème
Assurance des biens — lecture stratégique
Confiance modérée · 80 % · synthèse fondée sur les constats du thèmeVoir le détail

Le parc immobilier est, en principe, assuré (habitation propriétaire non occupant ou multirisque). Le financement en place est couvert par une assurance emprunteur, à une quotité de par tête.

Deux points appellent une vérification : la responsabilité civile des biens annexes détenus en nom propre, et la cohérence entre l’assuré désigné et le propriétaire réel de chaque bien.

Principaux risques
  • Biens annexes sans responsabilité civile (charge sur le patrimoine personnel).
  • Quotité d’assurance emprunteur par tête à apprécier.
Principales opportunités
  • Responsabilité civile dédiée aux biens annexes, à coût modique.
  • Revue de la quotité au regard des objectifs du foyer.
Principales optimisations
  • Souscrire une responsabilité civile sur les lots annexes.
  • Réexaminer la quotité de couverture du prêt.
Analyse des assurances

Assurance des actifs professionnels

Confiance modérée · 78 %
L’assurance des actifs professionnels protège l’outil de travail du foyer et la continuité de ses revenus d’activité. Elle couvre la responsabilité encourue dans l’exercice, les biens d’exploitation et la capacité à maintenir l’activité après un sinistre.

L’analyse de cette couverture repose sur quatre axes majeurs :

  • La responsabilité civile professionnelle et d’exploitation.
  • La multirisque de l’activité et l’assurance du matériel professionnel.
  • La garantie des pertes d’exploitation et des frais généraux permanents.
  • La protection des données et les risques liés à l’activité numérique.

Son objectif est de vérifier que l’outil professionnel et les revenus qu’il génère sont protégés à hauteur de leur valeur réelle, et d’identifier les garanties insuffisantes ou absentes.

Responsabilité civile professionnelle et d’exploitationConfiance forte · 85 %

L’exercice d’une activité professionnelle appelle une couverture de la responsabilité civile professionnelle, qui répond des conséquences pécuniaires des dommages causés à un tiers dans le cadre des prestations.

La responsabilité civile d’exploitation complète ce socle en couvrant les dommages causés aux tiers du fait de l’exploitation : accueil du public, locaux et personnel. L’analyse vérifie la souscription effective de ces garanties.

Multirisque de l’activité et matériel professionnelConfiance modérée · 80 %

L’activité est, en principe, assurée par un contrat multirisque professionnelle couvrant les locaux, le mobilier et le matériel d’exploitation contre l’incendie, le dégât des eaux, le vol et le bris de matériel.

Le matériel d’exploitation peut représenter une part importante de la valeur assurée et appelle une attention particulière sur les capitaux déclarés.

Risques et opportunités
Capitaux déclarés inférieurs à la valeur réelle : la règle proportionnelleConfiance modérée · 80 %
Constat & origine
  • Le capital mobilier déclaré au contrat multirisque peut se révéler inférieur à la valeur de remplacement réelle du matériel d'exploitation.
  • En l'absence de clause de renonciation à la règle proportionnelle de capitaux, l'indemnisation serait réduite.
RisqueEn cas de sinistre partiel, l'assureur appliquerait la règle proportionnelle et réduirait l'indemnité dans la proportion de la sous-évaluation, laissant un reste à charge significatif sur le foyer.
OpportunitéUne réévaluation des capitaux et l'ajout d'une clause de renonciation à la règle proportionnelle sécuriseraient l'indemnisation.
OptimisationFaire expertiser le matériel, actualiser les capitaux déclarés et négocier la renonciation à la proportionnelle.
Impact quantifié

L’écart entre capital déclaré et valeur de remplacement n’est pas renseigné () : la réduction d’indemnité éventuelle est à chiffrer sur la base de l’inventaire du matériel.

Justification

Conditions particulières du contrat multirisque et inventaire du matériel d'exploitation.

Préconisation : réévaluer les capitaux du matériel professionnel (partie « Préconisations »).
Pertes d’exploitation et continuité d’activitéConfiance modérée · 78 %

La garantie des pertes d’exploitation prend en charge, après un sinistre matériel, la baisse du chiffre d’affaires et les frais généraux qui continuent de courir pendant la période de reconstitution de l’activité.

Pour une activité fortement dépendante de l’outil de travail et de la présence de l’exploitant, l’interruption d’exploitation constitue un risque majeur pour l’équilibre du foyer.

Risques et opportunités
Interruption d'activité : des charges fixes sans recettesConfiance modérée · 78 %
Constat & origine
  • Les contrats en place peuvent ne pas comporter de garantie de pertes d'exploitation ni de frais généraux permanents.
  • Le revenu du foyer reposant en partie sur l'activité professionnelle, son interruption fragiliserait l'équilibre financier.
RisqueÀ la suite d'un sinistre rendant l'activité impossible, le foyer continuerait de supporter les charges fixes (loyers, salaires, échéances) sans recettes, jusqu'à la reprise de l'exploitation.
OpportunitéUne garantie de pertes d'exploitation, calibrée sur la marge et les frais généraux, maintiendrait l'équilibre financier pendant la période de reconstitution.
OptimisationSouscrire une garantie de pertes d'exploitation adossée à la multirisque de l'activité.
Impact quantifié

Plusieurs mois de charges fixes resteraient à la charge du foyer en l'absence de cette garantie.

Justification

Conditions des contrats professionnels et structure des revenus du foyer.

Préconisation : souscrire une garantie de pertes d’exploitation (partie « Préconisations »).
Protection des données et risques numériquesConfiance modérée · 75 %

L’activité peut impliquer le traitement de données sensibles (notamment de santé), soumises à une protection renforcée. Un incident (intrusion, rançongiciel, perte de données) exposerait l’activité à une interruption et à des obligations réglementaires.

Aucune garantie dédiée aux risques numériques n’a été identifiée parmi les contrats en place.

Risques et opportunités
Données sensibles : une exposition numérique non assuréeConfiance modérée · 75 %
Constat & origine
  • Aucune garantie des risques numériques n'a été identifiée parmi les contrats en place.
  • L'activité traite des données sensibles (notamment de santé), soumises à une protection renforcée.
RisqueUne atteinte aux systèmes d'information (rançongiciel, fuite de données) entraînerait des coûts de remédiation, une interruption d'activité et une exposition aux obligations de notification.
OpportunitéUne garantie des risques numériques couvrirait les frais de restauration, la perte d'exploitation consécutive et l'accompagnement réglementaire.
OptimisationÉtudier la souscription d'une garantie des risques numériques adaptée à l'activité.
Impact quantifié

Le coût d'un incident (remédiation et interruption) peut représenter plusieurs dizaines de milliers d'euros.

Justification

Inventaire des contrats et nature des données traitées par l'activité.

Préconisation : étudier une garantie des risques numériques (partie « Préconisations »).
Synthèse du thème
Assurance des actifs professionnels — lecture stratégique
Confiance modérée · 78 % · synthèse fondée sur les constats du thèmeVoir le détail

La couverture des responsabilités professionnelle et d’exploitation constitue le socle indispensable de l’activité et doit être confirmée.

Trois fragilités ressortent en revanche : un matériel d’exploitation potentiellement sous-évalué exposé à la règle proportionnelle, l’absence fréquente de garantie des pertes d’exploitation alors que le revenu du foyer dépend de l’outil de travail, et l’absence de couverture des risques numériques.

Principaux risques
  • Matériel professionnel sous-évalué (règle proportionnelle).
  • Pertes d’exploitation non couvertes.
  • Risques numériques non assurés.
Principales opportunités
  • Réévaluation des capitaux et renonciation à la proportionnelle.
  • Garantie de pertes d’exploitation adossée à la multirisque.
  • Garantie des risques numériques adaptée à l’activité.
Principales optimisations
  • Actualiser les capitaux du matériel.
  • Souscrire la garantie de pertes d’exploitation.
  • Étudier une garantie des risques numériques.
Analyse des assurances

Synthèse de l’analyse des assurances

Confiance forte · 84 %
Risques et opportunités consolidés
Une protection des personnes à consoliderConfiance forte · 84 %
Constat & origine
  • Prévoyance adaptée au statut d'indépendant, mais capital décès Madelin susceptible d'être servi en rente viagère.
  • Tarification potentiellement évolutive et clauses bénéficiaires standard.
RisqueUne sortie en rente peut priver le survivant d'un capital immédiat ; le coût de la prévoyance peut s'alourdir à l'approche de la retraite ; les clauses standard sont exposées en cas de divorce.
OpportunitéUne prévoyance adaptée, une cotisation nivelée et des clauses personnalisées sécuriseraient la transmission et le budget.
OptimisationCompléter la couverture décès, mettre les garanties en concurrence et réécrire les clauses bénéficiaires.
Impact quantifié

Les capitaux et cotisations ne sont pas renseignés () : les taux de remplacement et la rente au survivant sont à chiffrer sur la base des contrats.

Justification

Contrats de prévoyance, certificats d'adhésion et clauses bénéficiaires du foyer.

Préconisation : renforcer la protection des personnes (partie « Préconisations »).
Une assurance des biens à sécuriserConfiance modérée · 82 %
Constat & origine
  • Des biens annexes détenus en nom propre peuvent être dépourvus de responsabilité civile.
  • La cohérence entre l'assuré désigné et le propriétaire réel de chaque bien est à vérifier.
RisqueLes frais d'un sinistre sur des biens annexes non assurés pèseraient sur le patrimoine personnel ; un contrat mal libellé pourrait être frappé de nullité et l'indemnisation refusée.
OpportunitéUne responsabilité civile dédiée et la mise en cohérence des contrats avec le propriétaire réel sécuriseraient les actifs.
OptimisationSouscrire une responsabilité civile sur les biens annexes et régulariser la dénomination de l'assuré.
Impact quantifié

Coût d'une responsabilité civile de l'ordre de 20 à 30 € par an et par lot ; à défaut, exposition à la charge intégrale d'un sinistre non indemnisé.

Justification

Inventaire des biens, conditions particulières des contrats et statuts des sociétés du foyer.

Préconisation : régulariser l’assurance des biens (partie « Préconisations »).
Un outil professionnel à mieux protégerConfiance modérée · 78 %
Constat & origine
  • Responsabilités professionnelle et d'exploitation à confirmer.
  • Matériel potentiellement sous-évalué, pertes d'exploitation et risques numériques souvent non couverts.
RisqueUn sinistre matériel ou numérique réduirait l'indemnisation et interromprait l'activité, alors que le revenu du foyer dépend en partie de l'outil de travail.
OpportunitéLa réévaluation du matériel, une garantie de pertes d'exploitation et une garantie des risques numériques sécuriseraient l'outil de travail.
OptimisationActualiser les capitaux, souscrire les pertes d'exploitation et étudier une garantie des risques numériques.
Impact quantifié

Les écarts de capitaux ne sont pas renseignés () : la réduction d’indemnité et la durée d’interruption sont à chiffrer sur la base des contrats et de l’inventaire.

Justification

Conditions du contrat multirisque, inventaire du matériel et structure des revenus du foyer.

Préconisation : renforcer la protection de l’outil professionnel (partie « Préconisations »).
Rappel des risques et opportunités des modules

**Dettes et responsabilité solidaire. **

Les dettes antérieures au mariage (avant 1990) demeurent propres à celui qui les a contractées. Les dettes postérieures au mariage sont présumées communes, sauf preuve que la dette a été contractée exclusivement pour les besoins personnels de l'autre époux ou de sa famille séparée.

Le passif total de 350 000 € se décompose en dette SCI de 200 000 € et en dette personnelle de 130 000 €. Ces dettes, contractées vraisemblablement pendant le mariage (postérieurement à 1990), sont présumées communes. Cependant, le dossier fourni ne précise pas la date de contraction exacte, ni si la SCI détentrice de l'immeuble loué (350 000 €) est antérieure ou postérieure au mariage, ni si la dette personnelle de 130 000 € procède d'une obligation professionnelle propre à l'un des époux. Une telle qualification est nécessaire pour déterminer si chaque époux expose le patrimoine propre de l'autre.

Les créanciers titulaires de dettes communes disposent d'un droit de gage sur l'intégralité des biens de la communauté (immobilier, valeurs mobilières, liquidités), ainsi que sur la part de chaque époux dans la communauté. Pour les dettes propres à l'un des époux, le gage des créanciers se limite aux biens propres de cet époux et à sa quote-part de communauté.

**Administration des biens communs et asymétrie d'imposition. **

Sous le régime de la communauté réduite aux acquêts, chaque époux dispose isolément d'un pouvoir de gestion et de disposition sur les meubles communs, mais requiert le consentement exprès de l'autre pour les immeubles. Une absence de clarification contractuelle sur ce pouvoir expose le couple à des conflits en cas de désaccord majeur sur la vente, la charge hypothécaire, ou l'exploitation d'un bien immobilier.

Sous communauté réduite aux acquêts, les revenus de chaque profession alimentent la masse commune, tandis que les impôts sont prélevés sur le revenu déclaré par chacun. Cette mécanique crée un risque : si l'un des époux génère un revenu considérablement plus élevé, les dettes communes se concentrent dans le patrimoine de la communauté, ce qui peut déséquilibrer la position liquidative de chacun en cas de séparation.

De même, les contributions sociales du TNS libéral (Madame B) grèvent ses revenus professionnels selon des taux et des modalités particulières (cotisations proportionnelles, etc. ). Le contrat de mariage ne mentionne pas de clause de réserve de revenus, ce qui signifie que les honoraires bruts sont théoriquement intégrés au patrimoine commun après les prélèvements obligatoires, sans distinction spécifique pour l'exercice du métier.

**Qualification et structure des immeubles. **

L'existence de SCI requiert une vérification d'un triple enjeu : date de constitution (antérieure ou postérieure au mariage), composition du capital social (titres propres ou communs), et régime d'emprunt utilisé pour acquérir les immeubles. Si une SCI a été constituée avant 1990 et est demeurée détenue en propre par l'un des époux, les immeubles qu'elle détient relèvent du patrimoine propre. Si la SCI a été constituée après 1990 ou si les titres sont détenus en indivision ou en communauté, les immeubles qu'elle détient constituent un acquêt commun.

L'immeuble nu pour 250 000 € et l'immeuble de parc pour 80 000 € nécessitent également une clarification : s'agit-il de propres anciens, d'acquêts postérieurs au mariage, ou de remplois de propres ? Cette distinction commande le régime fiscal des éventuelles plus-values en cas de vente, ainsi que le partage en cas de séparation.

**Capacité de service et endettement. **

La capacité d'épargne annuelle est de 90 000 €. Cependant, le service de la dette (24 000 € annuels) et les charges courantes (215 000 €) absorbent une part substantielle des revenus (329 000 €). Cette situation demeure équilibrée, mais expose le couple à un risque de déstabilisation en cas de réduction de revenus professionn

Tarification à « âge atteint » : un impact budgétaire croissantConfiance modérée · 82 %
Constat & origine
  • Une prévoyance individuelle peut être indexée sur une tarification dite à « âge atteint ».
  • Dans ce cas, les cotisations augmentent mécaniquement chaque année selon l'âge réel de l'assuré.
RisqueL'alourdissement automatique des primes dégrade la rentabilité de la protection à l'approche de la retraite, avec un coût global potentiellement disproportionné.
OpportunitéUn arbitrage vers un contrat à « cotisation nivelée » permettrait de figer le coût de l'assurance jusqu'à la cessation d'activité.
OptimisationVérifier le mode de tarification des contrats, mettre les garanties en concurrence et privilégier une cotisation nivelée.
Impact quantifié

Le coût de protection croît chaque année, avec une accélération dans la dernière décennie d'activité.

Justification

Conditions tarifaires du contrat de prévoyance (clause « âge atteint »).

Préconisation : arbitrer vers une cotisation nivelée le cas échéant (partie « Préconisations »).
Clauses bénéficiaires standard : optimisation de la transmissionConfiance modérée · 80 %
Constat & origine
  • Une clause bénéficiaire standard désigne en premier lieu le conjoint, à défaut les enfants, à défaut les héritiers, sans démembrement de propriété.
  • L'absence de clause d'exclusion en cas d'instance de divorce n'est généralement pas prévue par la rédaction standard.
RisqueEn cas d'instance de divorce future, le capital risquerait d'être versé à un conjoint dont le lien affectif serait déjà rompu.
OpportunitéUne clause démembrée (usufruit au conjoint, nue-propriété aux enfants) ouvrirait des opportunités de transmission optimisée en faveur des enfants.
OptimisationRéécrire les clauses bénéficiaires avec, le cas échéant, un démembrement et une clause d'exclusion en cas d'instance de divorce.
Impact quantifié

L'absence de démembrement limite les opportunités de transmission optimisée en faveur des enfants.

Justification

Clauses bénéficiaires des contrats d'assurance-vie du foyer.

Préconisation : réécrire les clauses bénéficiaires (partie « Préconisations »).
Capital décès Madelin servi sous forme de rente viagèreConfiance modérée · 82 %
Constat & origine
  • Un contrat de prévoyance souscrit dans le cadre de la loi Madelin impose, en contrepartie de la déductibilité des cotisations, une sortie des prestations décès sous forme de rente viagère.
  • Le cadre Madelin interdit le versement d'un capital immédiat au conjoint ou aux bénéficiaires désignés.
RisqueLe bénéficiaire survivant se verrait privé d'un capital immédiat au profit d'une rente, potentiellement modeste, imposable à l'impôt sur le revenu au titre des pensions.
OpportunitéUne prévoyance classique (hors Madelin) permettrait au conjoint marié de percevoir un capital exonéré de droits au titre de la loi TEPA.
OptimisationCompléter ou substituer une prévoyance décès hors cadre Madelin afin de rétablir une sortie en capital.
Impact quantifié

Le capital garanti n’est pas renseigné () : la rente réellement servie au survivant est à chiffrer sur la base des conditions générales du contrat.

Justification

Conditions générales du contrat de prévoyance Madelin et cadre fiscal applicable.

Préconisation : rétablir une sortie en capital pour la protection des proches (partie « Préconisations »).
Biens annexes en nom propre : des risques de responsabilité à couvrirConfiance forte · 86 %
Constat & origine
  • Les biens annexes détenus en nom propre (parkings, garages, caves) ne bénéficient pas toujours d'une assurance en responsabilité civile.
  • Ces lots exposent le propriétaire à des dommages causés à des tiers.
RisqueLa responsabilité civile du foyer pourrait être engagée pour des dommages causés à des tiers. Les frais de procédure et d'indemnisation seraient prélevés sur le patrimoine personnel, sans protection juridique pour contester une mise en cause.
OpportunitéLa souscription d'une assurance en responsabilité civile permettrait de déléguer ces risques à un assureur.
OptimisationVérifier l'existence, et souscrire à défaut, une assurance en responsabilité civile dédiée pour chaque lot.
Impact quantifié

Le coût annuel d'une telle garantie est modique, de l'ordre de 20 à 30 € par an et par lot.

Justification

Inventaire des biens immobiliers et contrats d'assurance en place.

Préconisation : vérifier la responsabilité civile des biens annexes (partie « Préconisations »).
Capitaux déclarés inférieurs à la valeur réelle : la règle proportionnelleConfiance modérée · 80 %
Constat & origine
  • Le capital mobilier déclaré au contrat multirisque peut se révéler inférieur à la valeur de remplacement réelle du matériel d'exploitation.
  • En l'absence de clause de renonciation à la règle proportionnelle de capitaux, l'indemnisation serait réduite.
RisqueEn cas de sinistre partiel, l'assureur appliquerait la règle proportionnelle et réduirait l'indemnité dans la proportion de la sous-évaluation, laissant un reste à charge significatif sur le foyer.
OpportunitéUne réévaluation des capitaux et l'ajout d'une clause de renonciation à la règle proportionnelle sécuriseraient l'indemnisation.
OptimisationFaire expertiser le matériel, actualiser les capitaux déclarés et négocier la renonciation à la proportionnelle.
Impact quantifié

L’écart entre capital déclaré et valeur de remplacement n’est pas renseigné () : la réduction d’indemnité éventuelle est à chiffrer sur la base de l’inventaire du matériel.

Justification

Conditions particulières du contrat multirisque et inventaire du matériel d'exploitation.

Préconisation : réévaluer les capitaux du matériel professionnel (partie « Préconisations »).
Interruption d'activité : des charges fixes sans recettesConfiance modérée · 78 %
Constat & origine
  • Les contrats en place peuvent ne pas comporter de garantie de pertes d'exploitation ni de frais généraux permanents.
  • Le revenu du foyer reposant en partie sur l'activité professionnelle, son interruption fragiliserait l'équilibre financier.
RisqueÀ la suite d'un sinistre rendant l'activité impossible, le foyer continuerait de supporter les charges fixes (loyers, salaires, échéances) sans recettes, jusqu'à la reprise de l'exploitation.
OpportunitéUne garantie de pertes d'exploitation, calibrée sur la marge et les frais généraux, maintiendrait l'équilibre financier pendant la période de reconstitution.
OptimisationSouscrire une garantie de pertes d'exploitation adossée à la multirisque de l'activité.
Impact quantifié

Plusieurs mois de charges fixes resteraient à la charge du foyer en l'absence de cette garantie.

Justification

Conditions des contrats professionnels et structure des revenus du foyer.

Préconisation : souscrire une garantie de pertes d’exploitation (partie « Préconisations »).
Données sensibles : une exposition numérique non assuréeConfiance modérée · 75 %
Constat & origine
  • Aucune garantie des risques numériques n'a été identifiée parmi les contrats en place.
  • L'activité traite des données sensibles (notamment de santé), soumises à une protection renforcée.
RisqueUne atteinte aux systèmes d'information (rançongiciel, fuite de données) entraînerait des coûts de remédiation, une interruption d'activité et une exposition aux obligations de notification.
OpportunitéUne garantie des risques numériques couvrirait les frais de restauration, la perte d'exploitation consécutive et l'accompagnement réglementaire.
OptimisationÉtudier la souscription d'une garantie des risques numériques adaptée à l'activité.
Impact quantifié

Le coût d'un incident (remédiation et interruption) peut représenter plusieurs dizaines de milliers d'euros.

Justification

Inventaire des contrats et nature des données traitées par l'activité.

Préconisation : étudier une garantie des risques numériques (partie « Préconisations »).
Synthèse du thème
Ensemble des couvertures assurantielles — lecture consolidée
Confiance forte · 84 % · synthèse fondée sur les constats du thèmeVoir le détail

Les couvertures assurantielles du foyer sont examinées dans leur ensemble. L’analyse fait ressortir des optimisations côté personnes, des régularisations côté biens, et un renforcement de la protection de l’outil professionnel.

Côté personnes, le capital décès Madelin servi en rente, la tarification potentiellement évolutive et des clauses bénéficiaires standard appellent une revue. Côté biens, la responsabilité civile des biens annexes sont à sécuriser. Côté professionnel, le matériel peut être sous-évalué et l’activité n’est pas toujours protégée contre les pertes d’exploitation ni contre les risques numériques.

Ces leviers (sécurisation des proches, stabilisation du coût de la prévoyance, réécriture des clauses bénéficiaires, régularisation des contrats de biens, réévaluation du matériel et couverture de la continuité d’activité) sont développés dans le volet préconisations.

Principaux risques
  • Personnes : capital décès en rente et clauses standard.
  • Biens : biens annexes non assurés.
  • Professionnel : matériel sous-évalué et continuité non couverte.
Principales opportunités
  • Sécurisation de la couverture et de la transmission des proches.
  • Mise en cohérence juridique des contrats de biens.
  • Protection renforcée de l’outil et de la continuité d’activité.
Principales optimisations
  • Compléter et réécrire les contrats de personnes.
  • Régulariser l’assurance des biens.
  • Réévaluer le matériel et couvrir la continuité d’activité.
Audit patrimonial

Analyse matrimoniale

Rédigé par MaëlRéférent de la section « Analyse matrimoniale » — brouillon IA à relire et valider

Le couple est marié sous le régime de la communauté réduite aux acquêts depuis le 16 juin 1990. Ce régime, régi par les articles 1498 et suivants du Code civil, divise le patrimoine matrimonial en deux catégories : les biens propres à chacun des époux et les biens communs.

Constituent des propres : les biens possédés par chacun avant le mariage, les biens acquis par succession ou donation après le mariage, ainsi que les biens acquis en remploi de propres. La communauté réduite aux acquêts exclut de la communauté les revenus professionnels et les fruits des propres, lesquels demeurent propres à celui qui les a perçus, sauf stipulation contractuelle.

Constituent des acquêts communs : tous les biens acquis à titre onéreux pendant le mariage, qu'il s'agisse d'immobilier, de valeurs mobilières ou d'autres actifs, indépendamment de la personne au nom de laquelle l'acquisition est effectuée.

Le patrimoine net du foyer s'élève à 2 450 000 €, pour un patrimoine brut de 2 800 000 € et un passif de 350 000 €.

Le passif total, d'un montant de 350 000 €, se décompose en dette immobilière pour 320 000 € (dont 200 000 € de dette en SCI) et en dette personnelle pour 130 000 €. Ces dettes demeurent à qualifier selon leur régime antérieur au mariage ou leur mode de constitution.

L'existence de deux SCI doit être vérifiée dans les pièces du dossier, notamment quant à leur date de constitution, à leur forme juridique, et à leur effet potentiel sur la qualification des actifs immobiliers qu'elles détiennent. Selon que l'une ou l'autre est antérieure ou postérieure au mariage, l'immobilier qu'elles détiennent peut relever des propres ou des acquêts.

La distinction entre la dette de 200 000 € en SCI et la dette personnelle de 130 000 € nécessite une vérification des contrats de crédit : chaque emprunt doit être qualifié comme bien ou dette commun, ou comme propre de l'un ou l'autre époux, selon sa date de constitution et son affectation.

Le régime de communauté réduite aux acquêts concentre la majorité du patrimoine en biens communs (acquêts), et notamment l'immobilier locatif et la résidence principale si elle a été acquise après le mariage. Cette structure expose le foyer à une indivision forcée en cas de décès de l'un ou l'autre époux, et à des complications administratives et fiscales lors de la transmission.

L'absence de clause élective au contrat de mariage, ou son existence non documentée, signifie que les revenus professionnels restent propres à chacun ; cette configuration, favorable à la réserve fiscale individuelle, peut générer une asymétrie de patrimoine personnel en fin de vie active.

Les créances et dettes constituent des actifs et passifs qui doivent être rattachés avec précision à leur régime, sous peine de conflits lors de liquidations futures (succession, séparation de fait, ou gestion en présence d'incapacité).

Risques : Absence de clarté sur le régime des deux SCI (date de constitution, situation au regard du mariage, effet sur la qualification des immobiliers détenus), créant une incertitude sur la masse commune réelle ; ; Qualification incomplète des dettes (notamment la dette en SCI de 200 000 € et la dette personnelle de 130 000 €) expose à un risque d'erreur de liquidation en cas de succession ou de modification du régime matrimonial.

Opportunités : Le régime choisi permet une indépendance fiscale relative de chaque époux sur ses revenus professionnels (propres), favorable à une optimisation de la progressivité de l'impôt sur le revenu et à l'articulation des déductions professionnelles ; ; La capacité d'épargne annuelle de 90 000 € permet de renforcer les placements en propre de chacun ou de constituer des biens communs à titre de donation entre époux.

Optimisations : Clarifier et documenter le régime juridique et fiscal des deux SCI, notamment leur date de constitution.

Sous le régime de la communauté réduite aux acquêts, les dettes contractées par l'un ou l'autre des époux se divisent selon leur nature et leur date de contraction. Les dettes antérieures au mariage (1990) demeurent propres à celui qui les a contractées. Les dettes postérieures au mariage sont présumées avoir été contractées dans l'intérêt du ménage et relèvent de la communauté, sauf preuve contraire.

La présomption de communauté des dettes s'applique à moins que le créancier ou l'époux dont on invoque la responsabilité n'établisse que la dette a été contractée exclusivement pour les besoins personnels de l'autre époux ou de sa famille separate.

Les emprunts immobiliers contractés pour l'acquisition ou l'amélioration du patrimoine du ménage engagent solidairement le couple. Le dossier révèle un passif total de 350 000 €, comprenant une dette SCI de 200 000 € et une dette personnelle de 130 000 €. Ces dettes, postérieures au mariage, sont présumées communes sauf éléments spécifiques d'exonération ou de caractère personnel établis.

Les dépenses de fonctionnement du ménage (charges courantes évaluées à 215 000 € annuels) engagent également la communauté lorsqu'elles ont été contractées par l'une ou l'autre des épouses dans l'exercice de l'administration conjointe des biens communs.

La dette SCI de 200 000 € mérite un examen spécifique selon la composition du capital social et le rôle de chaque époux. Si la SCI est détenue en commun, la dette grève l'actif commun ; si elle est détenue partiellement par l'un seul des époux ou si cet époux en est seul gérant aux fins de gestion personnelle antérieure, des questions de distinction entre dette commune et dette propre peuvent se poser.

La dette personnelle de 130 000 € requiert une analyse du contexte de sa contraction : si elle résulte d'une obligation professionnelle spécifique (par exemple, un emprunt professionnel de la pharmacienne liée à son activité libérale), elle pourrait présenter un caractère partial selon les circonstances.

Le respect de la séparation de patrimoine initiée par le régime matrimonial implique que les biens propres à chaque époux (notamment antérieurs au mariage ou acquis à titre personnel) ne sont pas directement saisis pour les dettes de l'autre, sauf bien entendu si l'autre époux est cosignataire ou garant.

Les créanciers titulaires de dettes communes disposent d'un droit de gage sur l'ensemble des biens de la communauté : tant les immeubles que les meubles, les liquidités et les valeurs. Ce droit s'étend aussi bien à l'immobilier commercial ou locatif (680 000 €) qu'à la résidence principale (1 200 000 €).

Pour les dettes propres à l'un des époux, le gage des créanciers est limité aux biens propres de cet époux et à sa part de communauté. Les créanciers d'une épouse ne peuvent donc saisir les biens propres de l'autre qu'en cas de jugement rendu contre les deux ou si l'autre époux est cosignataire.

En cas de liquidation du régime, le passif total de 350 000 € doit être acquitté avant partage de l'actif net. Le capital restant dû de 350 000 € correspond exactement au passif déclaré, ce qui laisse supposer un endettement sans marge de sécurité additionnelle.

En cas de dissolution du régime par divorce ou séparation de corps, chaque époux demeure tenu solidairement des dettes de la communauté jusqu'à concurrence de sa part du passif, sauf convention contraire. La liquidation du régime de communauté réduite aux acquêts s'effectue en deux étapes : identification des biens propres et des biens communs, puis règlement du passif.

Le passif de 350 000 € sera d'abord prélevé sur l'actif net de 2 450 000 € avant partage. Cette prélèvement réduit significativement la masse partageable et impacte directement le patrimoine disponible pour chacun des époux. La contribution de chacun au paiement du passif dépendra de la ventilation des biens communs et propres ainsi que de la qualité de débitrice de chaque épouse.

Le régime de communauté réduite aux acquêts emporte une séparation de certains biens propres à chaque époux (biens antérieurs au mariage, héritages, donations expressément réservées, assurances-vie au sens du régime matrimonial). Les biens acquis durant le mariage à titre onéreux par l'un ou l'autre sont communs.

À la liquidation, l'actif commun comprendra l'immobilier locatif (680 000 €), une part variable des actifs financiers et des liquidités selon leur nature, ainsi que toute part acquise conjointement à titre onéreux. La résidence principale (1 200 000 €) est presumée commune si elle a été acquise durant le mariage à titre onéreux avec des deniers communs.

Le passif commun de 350 000 € sera imputé sur l'actif commun. Après acquittement des dettes, le solde sera partagé selon les règles légales (moitié chacun) sauf accord contraire. La répartition des dettes entre époux dépendra de la qualification de chacune comme commune ou propre.

Après liquidation du régime, certains biens risquent de rester indivis entre époux si un accord sur leur partage n'intervient pas rapidement. Cette indivision est une source de complications : elle entrave la disposition libre, elle expose à des blocages décisionnels et elle complique le financement ou la vente.

En cas de désaccord sur le sort d'un bien indivis (particulièrement l'immobilier locatif de 680 000 €), l'action en licitation permet à l'un des époux de forcer le partage. Le bien est alors vendu et le prix partagé. Cette vente forcée peut être défavorable financièrement et génère des frais et des délais. Un accord amiable pour attribuer le bien à l'un contre versement d'une soulte par l'autre évite ces inconvénients.

L'indivision prolongée expose également les deux époux à une gestion paralysée de l'immobilier locatif. Chacun conserve un droit d'usage et un droit au produit, mais nul ne peut disposer seul du bien. Les décisions d'amélioration, de bail commercial ou de cession se heurtent au droit de veto de l'autre.

Pour lever cette indivision, le recours au partage amiable est préférable. À défaut d'accord, le recours à la licitation judiciaire peut être envisagé. Le prix de vente obtenu sera partagé selon les droits respectifs, après déduction des dettes imputables au bien et des frais de vente. Un délai de blocage de plusieurs mois est courant avant conclusion.

Cette charge est soutenable au regard des revenus annuels du foyer de 329 000 € et d'une capacité d'épargne annuelle de 90 000 €. Les liquidités disponibles permettent 9 mois de couverture des échéances.

En cas de séparation, chaque époux demeure tenu envers le créancier du service de sa part du passif, sauf substitution ou accord de désolidarisation. Le créancier peut poursuivre le recouvrement contre l'un ou l'autre des époux indifféremment, notamment si le crédit était au nom des deux. Une convention entre époux ne lie pas le créancier qui peut continuer à exiger le paiement de celui qu'il choisit.

Les flux de trésorerie annuels couvrent confortablement les charges (capacité d'épargne de 90 000 € annuels). Néanmoins, plusieurs facteurs requièrent attention.

Risques : En cas de divorce ou séparation, la qualité de débitrice conjointe expose chaque épouse au risque de poursuite du créancier contre elle seule pour la totalité de la dette commune, sauf convention de partage dûment enregistrée auprès du créancier. Cette responsabilité solidaire persiste après la dissolution du régime. ; L'indivision sur l'immobilier locatif (680 000 €) post-liquidation entravera la réalisation du bien en cas de désaccord et exposera à une licitation judiciaire coûteuse, réduisant le produit net de vente. ; Une modification des revenus professionnels (baisse d'activité de la pharmacienne ou réduction des revenus du chirurgien) affaiblirait la capacité de remboursement sans altérer l'obligation envers le créancier.

Opportunités : La capacité d'épargne de 90 000 € annuels permet un remboursement anticipé du passif de 350 000 € en moins de 4 années, dégageant une trésorerie considérable et réduisant le gage des créanciers sur le patrimoine commun. ; Un accord de partage du passif négocié avant ou lors du divorce limite le risque de poursuite conjointe : chaque époux accepte de régler sa quote-part et peut obtenir du créancier une quittance partielle le désolidarisant de la part de l'autre. ; La clarification rapide de la qualification des dettes (communes versus propres, notamment la dette SCI de 200 000 € et la dette personnelle de 130 000 €) permet d'optimiser la répartition du passif lors de la liquidation et d'éviter des litiges ultérieurs.

Optimisations : Effectuer un audit complet de chaque ligne du passif pour confirmer sa nature commune ou propre (date de contraction, objet du crédit, bénéficiaires réels) afin de neutraliser toute contestation lors d'une séparation. ; Envisager une convention entre époux consignant l'accord sur le partage du passif (notamment l'imputation des dettes SCI et personnelle), à produire au créancier pour obtenir sa reconnaissance en cas de séparation ultérieure. ; Documenter la composition et la propriété de la SCI (capital social, parts de chacun, gérance) pour clarifier la responsabilité de chacun face à la dette qu'elle porte et.

Le contrat actuel régit un patrimoine brut de 2 450 000 € constitué à titre principal d'immobilier, dont 1 200 000 € au titre de résidence principale, 680 000 € en immobilier locatif et 250 000 € en immobilier nu. L'endettement atteint 350 000 €, dont 200 000 € de dettes SCI et 130 000 € de dettes personnelles. La capacité d'épargne annuelle du foyer s'élève à 90 000 €.

Sous le régime de communauté réduite aux acquêts, le patrimoine antérieur au mariage du 16 juin 1990 demeure personnel à chaque époux, tandis que les biens acquis depuis sont communs. Cette asymétrie fiscale appelle une réflexion sur le cloisonnement des revenus professionnels et de leurs placements dérivés.

Le contrat peut être modifié par acte notarié ultérieur afin de clarifier le régime applicable aux revenus de chaque profession libérale, aux éventuelles plus-values immobilières générées par la gestion des patrimoines propres, et à la qualification des apports personnels aux sociétés détenues. Une clause relative au maintien en indivision d'actifs communs ou à la clause de remploi peut être utilement introduite pour sécuriser la transmission aux enfants.

Le contrat fonde l'administration et l'aliénation des biens communs selon les règles du Code civil, l'époux de chaque sexe pouvant isolément disposer des meubles communs et requérir le consentement de l'autre pour les immeubles. Une clause d'inaliénabilité peut être stipulée pour la résidence principale afin de sauvegarder le logement familial en cas de vulnérabilité conjoncturelle ou pour préserver le droit au bail.

Les revenus professionnels de chaque époux alimentent la communauté : le clause de réserve de revenus peut prévoir que chacun conserve une quote-part de ses émoluments ou de ses honoraires pour l'exercice de sa profession, notamment les libéraux soumis aux contributions sociales forfaitaires. La gestion des dettes contractées pour l'exercice du métier peut être attribuée personnellement au créancier, tandis que les dettes d'intérêt général restent communes.

Une clause d'assurance décès peut obliger le conjoint à assurer son partenaire à titre du passif commun, garantissant ainsi le conjoint survivant contre l'écroulement de la communauté par suite du décès du contributeur principal. La clause de dévolution successorale peut prévoir que le conjoint survivant maintient l'indivision temporaire sur les biens communs plutôt que de procéder à un partage immédiat auprès des héritiers.

**Dettes et responsabilité solidaire. **

Les dettes antérieures au mariage (avant 1990) demeurent propres à celui qui les a contractées. Les dettes postérieures au mariage sont présumées communes, sauf preuve que la dette a été contractée exclusivement pour les besoins personnels de l'autre époux ou de sa famille séparée.

Le passif total de 350 000 € se décompose en dette SCI de 200 000 € et en dette personnelle de 130 000 €. Ces dettes, contractées vraisemblablement pendant le mariage (postérieurement à 1990), sont présumées communes. Cependant, le dossier fourni ne précise pas la date de contraction exacte, ni si la SCI détentrice de l'immeuble loué (350 000 €) est antérieure ou postérieure au mariage, ni si la dette personnelle de 130 000 € procède d'une obligation professionnelle propre à l'un des époux. Une telle qualification est nécessaire pour déterminer si chaque époux expose le patrimoine propre de l'autre.

Les créanciers titulaires de dettes communes disposent d'un droit de gage sur l'intégralité des biens de la communauté (immobilier, valeurs mobilières, liquidités), ainsi que sur la part de chaque époux dans la communauté. Pour les dettes propres à l'un des époux, le gage des créanciers se limite aux biens propres de cet époux et à sa quote-part de communauté.

**Administration des biens communs et asymétrie d'imposition. **

Sous le régime de la communauté réduite aux acquêts, chaque époux dispose isolément d'un pouvoir de gestion et de disposition sur les meubles communs, mais requiert le consentement exprès de l'autre pour les immeubles. Une absence de clarification contractuelle sur ce pouvoir expose le couple à des conflits en cas de désaccord majeur sur la vente, la charge hypothécaire, ou l'exploitation d'un bien immobilier.

Sous communauté réduite aux acquêts, les revenus de chaque profession alimentent la masse commune, tandis que les impôts sont prélevés sur le revenu déclaré par chacun. Cette mécanique crée un risque : si l'un des époux génère un revenu considérablement plus élevé, les dettes communes se concentrent dans le patrimoine de la communauté, ce qui peut déséquilibrer la position liquidative de chacun en cas de séparation.

De même, les contributions sociales du TNS libéral (Madame B) grèvent ses revenus professionnels selon des taux et des modalités particulières (cotisations proportionnelles, etc. ). Le contrat de mariage ne mentionne pas de clause de réserve de revenus, ce qui signifie que les honoraires bruts sont théoriquement intégrés au patrimoine commun après les prélèvements obligatoires, sans distinction spécifique pour l'exercice du métier.

**Qualification et structure des immeubles. **

L'existence de SCI requiert une vérification d'un triple enjeu : date de constitution (antérieure ou postérieure au mariage), composition du capital social (titres propres ou communs), et régime d'emprunt utilisé pour acquérir les immeubles. Si une SCI a été constituée avant 1990 et est demeurée détenue en propre par l'un des époux, les immeubles qu'elle détient relèvent du patrimoine propre. Si la SCI a été constituée après 1990 ou si les titres sont détenus en indivision ou en communauté, les immeubles qu'elle détient constituent un acquêt commun.

L'immeuble nu pour 250 000 € et l'immeuble de parc pour 80 000 € nécessitent également une clarification : s'agit-il de propres anciens, d'acquêts postérieurs au mariage, ou de remplois de propres ? Cette distinction commande le régime fiscal des éventuelles plus-values en cas de vente, ainsi que le partage en cas de séparation.

**Capacité de service et endettement. **

La capacité d'épargne annuelle est de 90 000 €. Cependant, le service de la dette (24 000 € annuels) et les charges courantes (215 000 €) absorbent une part substantielle des revenus (329 000 €). Cette situation demeure équilibrée, mais expose le couple à un risque de déstabilisation en cas de réduction de revenus professionn

Audit patrimonial

Analyse matrimoniale

Le cadre juridique de l’union d’un couple détermine la répartition des biens, leur mode de gestion ain

Chaque régime comporte des spécificités propres, notamment en matière d’acquisition des biens, de gestion des actifs communs et d’engagement vis-à-vis des créanciers. Son analyse permet d’anticiper les risques éventuels et, si nécessaire, d’envisager des ajustements.

Analyse matrimoniale

Régime matrimonial et gestion des biens

Confiance · à évaluer

Le couple est marié sous le régime de la communauté réduite aux acquêts depuis le 16 juin 1990. Ce régime, régi par les articles 1498 et suivants du Code civil, divise le patrimoine matrimonial en deux catégories : les biens propres à chacun des époux et les biens communs.

Constituent des propres : les biens possédés par chacun avant le mariage, les biens acquis par succession ou donation après le mariage, ainsi que les biens acquis en remploi de propres. La communauté réduite aux acquêts exclut de la communauté les revenus professionnels et les fruits des propres, lesquels demeurent propres à celui qui les a perçus, sauf stipulation contractuelle.

Constituent des acquêts communs : tous les biens acquis à titre onéreux pendant le mariage, qu'il s'agisse d'immobilier, de valeurs mobilières ou d'autres actifs, indépendamment de la personne au nom de laquelle l'acquisition est effectuée.

Définition des masses patrimoniales

Le patrimoine net du foyer s'élève à 2 450 000 €, pour un patrimoine brut de 2 800 000 € et un passif de 350 000 €.

Le passif total, d'un montant de 350 000 €, se décompose en dette immobilière pour 320 000 € (dont 200 000 € de dette en SCI) et en dette personnelle pour 130 000 €. Ces dettes demeurent à qualifier selon leur régime antérieur au mariage ou leur mode de constitution.

Précisions utiles

L'existence de deux SCI doit être vérifiée dans les pièces du dossier, notamment quant à leur date de constitution, à leur forme juridique, et à leur effet potentiel sur la qualification des actifs immobiliers qu'elles détiennent. Selon que l'une ou l'autre est antérieure ou postérieure au mariage, l'immobilier qu'elles détiennent peut relever des propres ou des acquêts.

La distinction entre la dette de 200 000 € en SCI et la dette personnelle de 130 000 € nécessite une vérification des contrats de crédit : chaque emprunt doit être qualifié comme bien ou dette commun, ou comme propre de l'un ou l'autre époux, selon sa date de constitution et son affectation.

Risques et opportunités
Constitution d’une masse commune des acquêtsConfiance · à évaluer
Constat & origine
  • Les acquêts réalisés pendant le mariage constituent une masse commune (article 1401 du Code civil).
  • Tout bien est réputé commun à défaut de preuve de son caractère propre (article 1402).
RisqueUn bien propre non documenté peut être requalifié en bien commun et partagé par moitié.
OpportunitéLe partage par moitié des acquêts protège le conjoint qui s’est le moins enrichi pendant l’union.
OptimisationDéclarer les remplois de fonds propres et conserver les justificatifs d’origine.
Impact quantifié

Partage par moitié des acquêts à la dissolution du régime.

Justification

Articles 1401 et 1402 du Code civil.

Préconisation : documenter l’origine propre des biens et déclarer les remplois.
Gestion des biens communs et cogestion des actes gravesConfiance · à évaluer
Constat & origine
  • Chaque époux administre seul les biens communs (gestion concurrente, article 1421).
  • La cogestion s’impose pour les actes graves : vente d’un immeuble commun, donation (articles 1422 à 1424).
RisqueUn acte de disposition d’un bien commun accompli seul peut être annulé à la demande de l’autre époux.
OpportunitéLa gestion concurrente facilite les actes courants sans blocage.
OptimisationRecueillir l’accord des deux époux pour les actes de disposition importants.
Impact quantifié

Actes graves subordonnés à l’accord des deux époux.

Justification

Articles 1421 à 1424 du Code civil.

Préconisation : réserver la cogestion aux actes de disposition importants.
Synthèse du thème
Régime matrimonial et gestion des biens
Confiance · à évaluer · synthèse fondée sur les constats du thèmeVoir le détail

Le régime de communauté réduite aux acquêts concentre la majorité du patrimoine en biens communs (acquêts), et notamment l'immobilier locatif et la résidence principale si elle a été acquise après le mariage. Cette structure expose le foyer à une indivision forcée en cas de décès de l'un ou l'autre époux, et à des complications administratives et fiscales lors de la transmission.

L'absence de clause élective au contrat de mariage, ou son existence non documentée, signifie que les revenus professionnels restent propres à chacun ; cette configuration, favorable à la réserve fiscale individuelle, peut générer une asymétrie de patrimoine personnel en fin de vie active.

Les créances et dettes constituent des actifs et passifs qui doivent être rattachés avec précision à leur régime, sous peine de conflits lors de liquidations futures (succession, séparation de fait, ou gestion en présence d'incapacité).

Principaux risques
  • Absence de clarté sur le régime des deux SCI (date de constitution, situation au regard du mariage, effet sur la qualification des immobiliers détenus), créant une incertitude sur la masse commune réelle ;
  • Qualification incomplète des dettes (notamment la dette en SCI de 200 000 € et la dette personnelle de 130 000 €) expose à un risque d'erreur de liquidation en cas de succession ou de modification du régime matrimonial.
Principales opportunités
  • Le régime choisi permet une indépendance fiscale relative de chaque époux sur ses revenus professionnels (propres), favorable à une optimisation de la progressivité de l'impôt sur le revenu et à l'articulation des déductions professionnelles ;
  • La capacité d'épargne annuelle de 90 000 € permet de renforcer les placements en propre de chacun ou de constituer des biens communs à titre de donation entre époux.
Principales optimisations
  • Clarifier et documenter le régime juridique et fiscal des deux SCI, notamment leur date de constitution
Analyse matrimoniale

Responsabilité face aux dettes et séparation

Confiance · à évaluer
Règle générale

Sous le régime de la communauté réduite aux acquêts, les dettes contractées par l'un ou l'autre des époux se divisent selon leur nature et leur date de contraction. Les dettes antérieures au mariage (1990) demeurent propres à celui qui les a contractées. Les dettes postérieures au mariage sont présumées avoir été contractées dans l'intérêt du ménage et relèvent de la communauté, sauf preuve contraire.

La présomption de communauté des dettes s'applique à moins que le créancier ou l'époux dont on invoque la responsabilité n'établisse que la dette a été contractée exclusivement pour les besoins personnels de l'autre époux ou de sa famille separate.

Situations particulières

La dette SCI de 200 000 € mérite un examen spécifique selon la composition du capital social et le rôle de chaque époux. Si la SCI est détenue en commun, la dette grève l'actif commun ; si elle est détenue partiellement par l'un seul des époux ou si cet époux en est seul gérant aux fins de gestion personnelle antérieure, des questions de distinction entre dette commune et dette propre peuvent se poser.

La dette personnelle de 130 000 € requiert une analyse du contexte de sa contraction : si elle résulte d'une obligation professionnelle spécifique (par exemple, un emprunt professionnel de la pharmacienne liée à son activité libérale), elle pourrait présenter un caractère partial selon les circonstances.

Le respect de la séparation de patrimoine initiée par le régime matrimonial implique que les biens propres à chaque époux (notamment antérieurs au mariage ou acquis à titre personnel) ne sont pas directement saisis pour les dettes de l'autre, sauf bien entendu si l'autre époux est cosignataire ou garant.

Étendue du gage des créanciers

Les créanciers titulaires de dettes communes disposent d'un droit de gage sur l'ensemble des biens de la communauté : tant les immeubles que les meubles, les liquidités et les valeurs. Ce droit s'étend aussi bien à l'immobilier commercial ou locatif (680 000 €) qu'à la résidence principale (1 200 000 €).

Pour les dettes propres à l'un des époux, le gage des créanciers est limité aux biens propres de cet époux et à sa part de communauté. Les créanciers d'une épouse ne peuvent donc saisir les biens propres de l'autre qu'en cas de jugement rendu contre les deux ou si l'autre époux est cosignataire.

En cas de liquidation du régime, le passif total de 350 000 € doit être acquitté avant partage de l'actif net. Le capital restant dû de 350 000 € correspond exactement au passif déclaré, ce qui laisse supposer un endettement sans marge de sécurité additionnelle.

Conséquences en cas de séparation — liquidation de la communauté

Le régime de communauté réduite aux acquêts emporte une séparation de certains biens propres à chaque époux (biens antérieurs au mariage, héritages, donations expressément réservées, assurances-vie au sens du régime matrimonial). Les biens acquis durant le mariage à titre onéreux par l'un ou l'autre sont communs.

À la liquidation, l'actif commun comprendra l'immobilier locatif (680 000 €), une part variable des actifs financiers et des liquidités selon leur nature, ainsi que toute part acquise conjointement à titre onéreux. La résidence principale (1 200 000 €) est presumée commune si elle a été acquise durant le mariage à titre onéreux avec des deniers communs.

Le passif commun de 350 000 € sera imputé sur l'actif commun. Après acquittement des dettes, le solde sera partagé selon les règles légales (moitié chacun) sauf accord contraire. La répartition des dettes entre époux dépendra de la qualification de chacune comme commune ou propre.

Point de vigilance : le partage par moitié s’applique quelle que soit la contribution respective de chaque époux à l’enrichissement du foyer ; les clauses de partage inégal ou de préciput permettent d’en aménager les effets.
Biens indivis post-communauté et licitation

L'indivision prolongée expose également les deux époux à une gestion paralysée de l'immobilier locatif. Chacun conserve un droit d'usage et un droit au produit, mais nul ne peut disposer seul du bien. Les décisions d'amélioration, de bail commercial ou de cession se heurtent au droit de veto de l'autre.

Pour lever cette indivision, le recours au partage amiable est préférable. À défaut d'accord, le recours à la licitation judiciaire peut être envisagé. Le prix de vente obtenu sera partagé selon les droits respectifs, après déduction des dettes imputables au bien et des frais de vente. Un délai de blocage de plusieurs mois est courant avant conclusion.

Risques et opportunités
Engagement des biens communs et gage des créanciersConfiance · à évaluer
Constat & origine
  • Les dettes d’un époux engagent les biens communs et ses biens propres (article 1413).
  • L’emprunt ou le cautionnement d’un seul époux n’engage, sauf accord de l’autre, que ses propres et revenus (article 1415).
RisqueLes créanciers d’un seul époux peuvent saisir la masse commune.
OpportunitéL’article 1415 protège la communauté des emprunts et cautions souscrits sans le consentement de l’autre.
OptimisationSubordonner tout emprunt engageant la communauté au consentement exprès des deux époux.
Impact quantifié

Exposition de la masse commune aux engagements d’un époux.

Justification

Articles 1413 et 1415 du Code civil.

Préconisation : encadrer emprunts et cautionnements engageant la communauté.
Synthèse du thème
Responsabilité face aux dettes et séparation
Confiance · à évaluer · synthèse fondée sur les constats du thèmeVoir le détail

Les flux de trésorerie annuels couvrent confortablement les charges (capacité d'épargne de 90 000 € annuels). Néanmoins, plusieurs facteurs requièrent attention.

Principaux risques
  • En cas de divorce ou séparation, la qualité de débitrice conjointe expose chaque épouse au risque de poursuite du créancier contre elle seule pour la totalité de la dette commune, sauf convention de partage dûment enregistrée auprès du créancier. Cette responsabilité solidaire persiste après la dissolution du régime.
  • L'indivision sur l'immobilier locatif (680 000 €) post-liquidation entravera la réalisation du bien en cas de désaccord et exposera à une licitation judiciaire coûteuse, réduisant le produit net de vente.
  • Une modification des revenus professionnels (baisse d'activité de la pharmacienne ou réduction des revenus du chirurgien) affaiblirait la capacité de remboursement sans altérer l'obligation envers le créancier.
Principales opportunités
  • La capacité d'épargne de 90 000 € annuels permet un remboursement anticipé du passif de 350 000 € en moins de 4 années, dégageant une trésorerie considérable et réduisant le gage des créanciers sur le patrimoine commun.
  • Un accord de partage du passif négocié avant ou lors du divorce limite le risque de poursuite conjointe : chaque époux accepte de régler sa quote-part et peut obtenir du créancier une quittance partielle le désolidarisant de la part de l'autre.
  • La clarification rapide de la qualification des dettes (communes versus propres, notamment la dette SCI de 200 000 € et la dette personnelle de 130 000 €) permet d'optimiser la répartition du passif lors de la liquidation et d'éviter des litiges ultérieurs.
Principales optimisations
  • Effectuer un audit complet de chaque ligne du passif pour confirmer sa nature commune ou propre (date de contraction, objet du crédit, bénéficiaires réels) afin de neutraliser toute contestation lors d'une séparation.
  • Envisager une convention entre époux consignant l'accord sur le partage du passif (notamment l'imputation des dettes SCI et personnelle), à produire au créancier pour obtenir sa reconnaissance en cas de séparation ultérieure.
  • Documenter la composition et la propriété de la SCI (capital social, parts de chacun, gérance) pour clarifier la responsabilité de chacun face à la dette qu'elle porte et
Analyse matrimoniale

Aménagements du contrat de mariage

Confiance · à évaluer

Le contrat actuel régit un patrimoine brut de 2 450 000 € constitué à titre principal d'immobilier, dont 1 200 000 € au titre de résidence principale, 680 000 € en immobilier locatif et 250 000 € en immobilier nu. L'endettement atteint 350 000 €, dont 200 000 € de dettes SCI et 130 000 € de dettes personnelles. La capacité d'épargne annuelle du foyer s'élève à 90 000 €.

Sous le régime de communauté réduite aux acquêts, le patrimoine antérieur au mariage du 16 juin 1990 demeure personnel à chaque époux, tandis que les biens acquis depuis sont communs. Cette asymétrie fiscale appelle une réflexion sur le cloisonnement des revenus professionnels et de leurs placements dérivés.

Le contrat peut être modifié par acte notarié ultérieur afin de clarifier le régime applicable aux revenus de chaque profession libérale, aux éventuelles plus-values immobilières générées par la gestion des patrimoines propres, et à la qualification des apports personnels aux sociétés détenues. Une clause relative au maintien en indivision d'actifs communs ou à la clause de remploi peut être utilement introduite pour sécuriser la transmission aux enfants.

Le contrat fonde l'administration et l'aliénation des biens communs selon les règles du Code civil, l'époux de chaque sexe pouvant isolément disposer des meubles communs et requérir le consentement de l'autre pour les immeubles. Une clause d'inaliénabilité peut être stipulée pour la résidence principale afin de sauvegarder le logement familial en cas de vulnérabilité conjoncturelle ou pour préserver le droit au bail.

Les revenus professionnels de chaque époux alimentent la communauté : le clause de réserve de revenus peut prévoir que chacun conserve une quote-part de ses émoluments ou de ses honoraires pour l'exercice de sa profession, notamment les libéraux soumis aux contributions sociales forfaitaires. La gestion des dettes contractées pour l'exercice du métier peut être attribuée personnellement au créancier, tandis que les dettes d'intérêt général restent communes.

Une clause d'assurance décès peut obliger le conjoint à assurer son partenaire à titre du passif commun, garantissant ainsi le conjoint survivant contre l'écroulement de la communauté par suite du décès du contributeur principal. La clause de dévolution successorale peut prévoir que le conjoint survivant maintient l'indivision temporaire sur les biens communs plutôt que de procéder à un partage immédiat auprès des héritiers.

Risques et opportunités
Clause de préciput et partage de la communautéConfiance · à évaluer
Constat & origine
  • Une clause de préciput permet au conjoint survivant de prélever certains biens communs avant partage et hors succession (article 1515).
  • La présence et le contenu de cette clause sont à vérifier au contrat du foyer.
RisqueEn l’absence de clause, le survivant subit le partage par moitié sans prélèvement prioritaire.
OpportunitéLe préciput protège le survivant (logement, liquidités) sur des biens communs ciblés.
OptimisationPrévoir ou confirmer une clause de préciput adaptée au logement et aux liquidités du foyer.
Impact quantifié

Protection renforcée du conjoint survivant sur des biens communs ciblés.

Justification

Articles 1515 et suivants du Code civil.

Préconisation : vérifier ou instaurer une clause de préciput au profit du survivant.
Synthèse du thème
Aménagements du contrat de mariage
Confiance · à évaluer · synthèse fondée sur les constats du thèmeVoir le détail

Les aménagements du contrat (préciput, partage inégal, mise en communauté, exclusion de biens professionnels) permettent d’orienter la protection du survivant et la répartition de la communauté. Ceux retenus au contrat du foyer sont à confirmer.

Principaux risques
  • Partage par moitié indifférent à la contribution de chacun.
  • Aménagements protecteurs à vérifier au contrat.
Principales opportunités
  • Préciput et partage inégal au profit du conjoint survivant.
  • Mise en communauté de biens propres pour égaliser le patrimoine.
Principales optimisations
  • Confirmer les clauses effectivement retenues au contrat.
  • Isoler l’outil professionnel de la communauté si souhaité.
Analyse matrimoniale

Synthèse de l’analyse matrimoniale

Confiance · à évaluer
Rappel des risques et opportunités des modules

**Dettes et responsabilité solidaire. **

Les dettes antérieures au mariage (avant 1990) demeurent propres à celui qui les a contractées. Les dettes postérieures au mariage sont présumées communes, sauf preuve que la dette a été contractée exclusivement pour les besoins personnels de l'autre époux ou de sa famille séparée.

Le passif total de 350 000 € se décompose en dette SCI de 200 000 € et en dette personnelle de 130 000 €. Ces dettes, contractées vraisemblablement pendant le mariage (postérieurement à 1990), sont présumées communes. Cependant, le dossier fourni ne précise pas la date de contraction exacte, ni si la SCI détentrice de l'immeuble loué (350 000 €) est antérieure ou postérieure au mariage, ni si la dette personnelle de 130 000 € procède d'une obligation professionnelle propre à l'un des époux. Une telle qualification est nécessaire pour déterminer si chaque époux expose le patrimoine propre de l'autre.

Les créanciers titulaires de dettes communes disposent d'un droit de gage sur l'intégralité des biens de la communauté (immobilier, valeurs mobilières, liquidités), ainsi que sur la part de chaque époux dans la communauté. Pour les dettes propres à l'un des époux, le gage des créanciers se limite aux biens propres de cet époux et à sa quote-part de communauté.

**Administration des biens communs et asymétrie d'imposition. **

Sous le régime de la communauté réduite aux acquêts, chaque époux dispose isolément d'un pouvoir de gestion et de disposition sur les meubles communs, mais requiert le consentement exprès de l'autre pour les immeubles. Une absence de clarification contractuelle sur ce pouvoir expose le couple à des conflits en cas de désaccord majeur sur la vente, la charge hypothécaire, ou l'exploitation d'un bien immobilier.

Sous communauté réduite aux acquêts, les revenus de chaque profession alimentent la masse commune, tandis que les impôts sont prélevés sur le revenu déclaré par chacun. Cette mécanique crée un risque : si l'un des époux génère un revenu considérablement plus élevé, les dettes communes se concentrent dans le patrimoine de la communauté, ce qui peut déséquilibrer la position liquidative de chacun en cas de séparation.

De même, les contributions sociales du TNS libéral (Madame B) grèvent ses revenus professionnels selon des taux et des modalités particulières (cotisations proportionnelles, etc. ). Le contrat de mariage ne mentionne pas de clause de réserve de revenus, ce qui signifie que les honoraires bruts sont théoriquement intégrés au patrimoine commun après les prélèvements obligatoires, sans distinction spécifique pour l'exercice du métier.

**Qualification et structure des immeubles. **

L'existence de SCI requiert une vérification d'un triple enjeu : date de constitution (antérieure ou postérieure au mariage), composition du capital social (titres propres ou communs), et régime d'emprunt utilisé pour acquérir les immeubles. Si une SCI a été constituée avant 1990 et est demeurée détenue en propre par l'un des époux, les immeubles qu'elle détient relèvent du patrimoine propre. Si la SCI a été constituée après 1990 ou si les titres sont détenus en indivision ou en communauté, les immeubles qu'elle détient constituent un acquêt commun.

L'immeuble nu pour 250 000 € et l'immeuble de parc pour 80 000 € nécessitent également une clarification : s'agit-il de propres anciens, d'acquêts postérieurs au mariage, ou de remplois de propres ? Cette distinction commande le régime fiscal des éventuelles plus-values en cas de vente, ainsi que le partage en cas de séparation.

**Capacité de service et endettement. **

La capacité d'épargne annuelle est de 90 000 €. Cependant, le service de la dette (24 000 € annuels) et les charges courantes (215 000 €) absorbent une part substantielle des revenus (329 000 €). Cette situation demeure équilibrée, mais expose le couple à un risque de déstabilisation en cas de réduction de revenus professionn

Constitution d’une masse commune des acquêtsConfiance · à évaluer
Constat & origine
  • Les acquêts réalisés pendant le mariage constituent une masse commune (article 1401 du Code civil).
  • Tout bien est réputé commun à défaut de preuve de son caractère propre (article 1402).
RisqueUn bien propre non documenté peut être requalifié en bien commun et partagé par moitié.
OpportunitéLe partage par moitié des acquêts protège le conjoint qui s’est le moins enrichi pendant l’union.
OptimisationDéclarer les remplois de fonds propres et conserver les justificatifs d’origine.
Impact quantifié

Partage par moitié des acquêts à la dissolution du régime.

Justification

Articles 1401 et 1402 du Code civil.

Préconisation : documenter l’origine propre des biens et déclarer les remplois.
Gestion des biens communs et cogestion des actes gravesConfiance · à évaluer
Constat & origine
  • Chaque époux administre seul les biens communs (gestion concurrente, article 1421).
  • La cogestion s’impose pour les actes graves : vente d’un immeuble commun, donation (articles 1422 à 1424).
RisqueUn acte de disposition d’un bien commun accompli seul peut être annulé à la demande de l’autre époux.
OpportunitéLa gestion concurrente facilite les actes courants sans blocage.
OptimisationRecueillir l’accord des deux époux pour les actes de disposition importants.
Impact quantifié

Actes graves subordonnés à l’accord des deux époux.

Justification

Articles 1421 à 1424 du Code civil.

Préconisation : réserver la cogestion aux actes de disposition importants.
Engagement des biens communs et gage des créanciersConfiance · à évaluer
Constat & origine
  • Les dettes d’un époux engagent les biens communs et ses biens propres (article 1413).
  • L’emprunt ou le cautionnement d’un seul époux n’engage, sauf accord de l’autre, que ses propres et revenus (article 1415).
RisqueLes créanciers d’un seul époux peuvent saisir la masse commune.
OpportunitéL’article 1415 protège la communauté des emprunts et cautions souscrits sans le consentement de l’autre.
OptimisationSubordonner tout emprunt engageant la communauté au consentement exprès des deux époux.
Impact quantifié

Exposition de la masse commune aux engagements d’un époux.

Justification

Articles 1413 et 1415 du Code civil.

Préconisation : encadrer emprunts et cautionnements engageant la communauté.
Clause de préciput et partage de la communautéConfiance · à évaluer
Constat & origine
  • Une clause de préciput permet au conjoint survivant de prélever certains biens communs avant partage et hors succession (article 1515).
  • La présence et le contenu de cette clause sont à vérifier au contrat du foyer.
RisqueEn l’absence de clause, le survivant subit le partage par moitié sans prélèvement prioritaire.
OpportunitéLe préciput protège le survivant (logement, liquidités) sur des biens communs ciblés.
OptimisationPrévoir ou confirmer une clause de préciput adaptée au logement et aux liquidités du foyer.
Impact quantifié

Protection renforcée du conjoint survivant sur des biens communs ciblés.

Justification

Articles 1515 et suivants du Code civil.

Préconisation : vérifier ou instaurer une clause de préciput au profit du survivant.
Synthèse du thème
Analyse matrimoniale — lecture stratégique
Confiance · à évaluer · synthèse fondée sur les constats du thèmeVoir le détail

Le couple est marié sous le régime de la communauté réduite aux acquêts depuis le 16 juin 1990. Le contrat peut être assorti d’aménagements (préciput, partage inégal, mise en communauté), à reprendre et à confirmer au cas par cas pour ce dossier.

Ce cadre constitue une masse commune partagée par moitié à la dissolution, tout en préservant les biens propres. Le principal point de vigilance tient à la preuve du caractère propre des biens et à l’encadrement des dettes engageant la communauté.

Principaux risques
  • Présomption de communauté des biens non justifiés propres.
  • Exposition de la masse commune aux dettes d’un époux.
  • Partage par moitié indifférent aux apports de chacun.
Principales opportunités
  • Régime protecteur du conjoint par le partage des acquêts.
  • Aménagements (préciput, partage inégal) sécurisant le survivant.
  • Biens propres antérieurs et successoraux préservés.
Principales optimisations
  • Déclarer les remplois et conserver les justificatifs d’origine.
  • Encadrer emprunts et cautions engageant la communauté.
  • Confirmer les clauses du contrat de mariage.
Audit patrimonial

Analyse successorale

Audit patrimonial

Analyse successorale

Le cadre juridique de la succession détermine la répartition du patrimoine au décès, l’impact fiscal de la transmission et les droits des héritiers. Il influence directement la protection des proches et la pérennité du patrimoine.

Dans cette analyse, nous examinons plusieurs aspects clés :

  • Les droits successoraux au sein du foyer, en particulier entre les partenaires de vie.
  • L’historique des éventuelles donations réalisées et leur impact sur les abattements fiscaux et le calcul des droits de succession.
  • Les hypothèses en termes de partage de la succession du défunt et les conséquences en matière de réserve héréditaire et de quotité disponible.
  • Le chiffrage des droits de succession en tenant compte des régimes fiscaux applicables (notamment en matière d’assurance-vie) et des éléments figurant dans un éventuel testament.
Analyse successorale

Droits successoraux au sein du foyer

Confiance forte · 90 %
Droit successoral

Le couple est marié sous le régime de Communauté réduite aux acquêts. Au premier décès, la succession se compose des biens personnels du défunt et de sa quote-part dans les biens acquis en indivision (résidence principale, etc.).

  • Réserve héréditaire et enfants : En présence des enfants du foyer, la réserve héréditaire est des deux tiers, soit un tiers pour chaque enfant. Les enfants, qu’ils soient biologiques ou adoptés en la forme plénière, disposent de droits successoraux strictement identiques.
  • Application des testaments olographes : Monsieur DUPONT-TOPIN et Madame DUPONT-TOPIN peuvent chacun avoir rédigé un testament au profit de l’autre.
  • Option choisie : Les testaments peuvent prévoir l’attribution de 1/4 en pleine propriété et 3/4 en usufruit de l’universalité des biens. Cette option est particulièrement protectrice car elle permet au conjoint survivant de conserver la pleine gestion du patrimoine (via l’usufruit) tout en en devenant partiellement propriétaire.
  • Attribution préférentielle : Lorsque le testament stipule expressément que la résidence principale doit faire l’objet d’une attribution préférentielle au profit du conjoint survivant, cela garantit au conjoint de pouvoir conserver ce bien, à charge pour lui d’indemniser les enfants (par une soulte) si la valeur du bien dépasse ses droits successoraux.
Droit au logement

Le conjoint survivant bénéficie de protections légales automatiques concernant la résidence principale :

  • Le droit temporaire au logement (1 an) : Il est de plein droit et d’ordre public. Durant l’année suivant le décès, le survivant peut occuper gratuitement la résidence principale et utiliser le mobilier, la succession prenant en charge les loyers ou les indemnités d’occupation.
  • Le droit viager au logement : Sauf volonté contraire exprimée par testament authentique, le survivant peut demander à bénéficier d’un droit d’habitation et d’usage sur le mobilier jusqu’à son propre décès. Ce droit doit être exercé dans l’année suivant le décès.
Droits fiscaux
  • Le conjoint survivant : En vertu de la loi TEPA, l’époux survivant est totalement exonéré de droits de succession.
  • Les enfants :
    • Chaque enfant bénéficie d’un abattement fiscal de 100 000 € sur la part héritée de chaque parent (renouvelable tous les 15 ans).
    • Au-delà de cet abattement, les droits sont calculés selon un barème progressif (de 5 % à 45 %).
  • Assurance-vie (hors succession) : Pour les primes versées avant 70 ans, le capital est exonéré de droits jusqu’à 152 500 € par bénéficiaire. Lorsque les contrats reposent sur une clause « usuelle », celle-ci favorise le conjoint (exonéré) au détriment de l’utilisation des abattements des enfants.
  • Prévoyance Madelin : Contrairement au capital décès classique, les rentes issues des contrats Madelin sont fiscalisées (impôt sur le revenu, catégorie « pensions », et prélèvements sociaux), ce qui réduit l’efficacité nette de la protection des proches.
Protection sociale

Les droits de réversion dépendent du ou des régimes de retraite obligatoires dont relèvent les assurés du foyer, déterminés par leur activité professionnelle :

  • Pension de réversion (régime de base) : Selon le régime concerné, elle peut être attribuée sous conditions de ressources du survivant. Dans les régimes alignés, le taux de référence est de 54 % des droits acquis par le défunt ; les régimes des professions libérales, des indépendants et de la fonction publique appliquent leurs propres règles.
  • Régime complémentaire : Le taux de réversion, les conditions d’âge et de ressources dépendent de la caisse de retraite dont relèvent les assurés. Il est fréquent qu’elle soit versée sans condition de ressources à partir d’un âge minimal, parfois de façon anticipée en présence d’enfants à charge.
  • Conditions de mariage : Le mariage du couple, célébré le 16/06/1990, doit remplir les conditions de durée requises pour l’ouverture de ces droits.
Risques et opportunités
Attribution préférentielleConfiance forte · 85 %
Constat & origine
  • Les testaments olographes du couple peuvent prévoir l’attribution préférentielle de la résidence principale au profit du conjoint survivant.
  • Cette clause impose contractuellement au survivant de « désintéresser les enfants » par le versement d’une soulte si la valeur du bien excède sa quote-part successorale.
RisqueSans liquidités suffisantes, le versement de la soulte aux enfants rendrait l’attribution préférentielle de la résidence principale difficile à mettre en œuvre.
OpportunitéL’attribution préférentielle permet au conjoint survivant de conserver la résidence principale du foyer.
OptimisationConstituer ou flécher des liquidités (assurance-vie, épargne) destinées à couvrir la soulte éventuelle.
Impact quantifié

Anticiper les liquidités nécessaires. Monsieur DUPONT-TOPIN et Madame DUPONT-TOPIN doivent s’assurer de disposer des liquidités suffisantes (assurance-vie ou épargne) pour payer cette soulte aux enfants, faute de quoi l’attribution préférentielle pourrait être difficile à mettre en œuvre.

Justification

La clause d’attribution préférentielle impose au survivant de désintéresser les enfants par une soulte dès lors que la valeur de la résidence principale excède sa quote-part successorale.

Préconisation : Identifier et sécuriser les liquidités nécessaires (assurance-vie, épargne disponible) pour garantir l’attribution préférentielle de la résidence principale.
Analyse successorale

Analyse des successions selon l’ordre des départs

Confiance forte · 86 %

Les prochaines sections permettent d’effectuer les simulations (hors frais de notaire) en termes de partage de l’actif successoral à l’occasion du départ :

  • De Monsieur DUPONT-TOPIN en premier puis de Madame DUPONT-TOPIN en second.
  • De Madame DUPONT-TOPIN en premier puis de Monsieur DUPONT-TOPIN en second.
Décès de Monsieur DUPONT-TOPIN en premier (application du testament)
SuccessibleMasse transmiseMasse taxableDroits de successionMasse netteAssurance vie reçueTaxation au 990iAssurance vie netteTotal reçuTranche atteinte (barème)
Madame DUPONT-TOPIN
Premier enfant
Deuxième enfant
Total

Le coût global à la succession s’élève à .

Décès de Madame DUPONT-TOPIN en second
SuccessibleMasse transmiseMasse taxableDroits de successionMasse netteAssurance vie reçueTaxation au 990iAssurance vie netteTotal reçuTranche atteinte (barème)
Premier enfant
Deuxième enfant
Total

Le coût global à la succession s’élève à .

Décès de Madame DUPONT-TOPIN en premier (application du testament)
SuccessibleMasse transmiseMasse taxableDroits de successionMasse netteAssurance vie reçueTaxation au 990iAssurance vie netteTotal reçuTranche atteinte (barème)
Monsieur DUPONT-TOPIN
Premier enfant
Deuxième enfant
Total

Le coût global à la succession s’élève à .

Décès de Monsieur DUPONT-TOPIN en second
SuccessibleMasse transmiseMasse taxableDroits de successionMasse netteAssurance vie reçueTaxation au 990iAssurance vie netteTotal reçuTranche atteinte (barème)
Premier enfant
Deuxième enfant
Total

Le coût global à la succession s’élève à .

Risques et opportunités
Droits de successionPriorité moyenneConfiance modérée · 80 %Constat & origine
  • Le foyer relève du régime de communauté réduite aux acquêts, 2 enfants.
  • Le montant total des droits de succession au second décès est estimé à selon l’ordre des décès.
  • Les testaments olographes, s’ils sont établis, prévoient généralement l’attribution de la quotité disponible entre époux au conjoint (1/4 en pleine propriété et 3/4 en usufruit).
  • Les contrats d’assurance-vie reposent actuellement sur une clause bénéficiaire standard dite « usuelle ».
RisqueL’impôt successoral au second décès amputerait lourdement l’actif net transmis aux enfants ; la clause bénéficiaire usuelle empêche de consommer les abattements de 152 500 € des enfants dès le premier décès.OpportunitéDes marges d’optimisation de la transmission demeurent mobilisables avant les décès.OptimisationRéviser les clauses bénéficiaires d’assurance-vie et étudier des dispositifs d’anticipation (donation, démembrement). Impact quantifié

Anticipation nécessaire de la transmission. L’impôt successoral amputerait lourdement l’actif net transmis à les enfants. La clause bénéficiaire standard empêcherait de consommer les abattements de 152 500 € des enfants dès le premier décès. Des stratégies d’anticipation pourraient être mises en place.

Justification

Les droits de succession au second décès, estimés à selon l’ordre des départs, pèsent sur un patrimoine peu liquide et largement professionnel.

Préconisation : Engager une stratégie d’anticipation de la transmission, à commencer par la révision des clauses bénéficiaires d’assurance-vie afin de mobiliser les abattements des enfants.
Analyse successorale

Synthèse de l’analyse successorale

Confiance modérée · 82 %
Synthèse des scénarios de succession
1er décès2nd décèsApplication du testamentDroits de succession totaux
Monsieur DUPONT-TOPIN
Madame DUPONT-TOPIN
1/4 en pleine propriété et 3/4 en usufruit
Madame DUPONT-TOPIN
Monsieur DUPONT-TOPIN
1/4 en pleine propriété et 3/4 en usufruit
Rappel des risques et opportunités des modules

**Dettes et responsabilité solidaire. **

Les dettes antérieures au mariage (avant 1990) demeurent propres à celui qui les a contractées. Les dettes postérieures au mariage sont présumées communes, sauf preuve que la dette a été contractée exclusivement pour les besoins personnels de l'autre époux ou de sa famille séparée.

Le passif total de 350 000 € se décompose en dette SCI de 200 000 € et en dette personnelle de 130 000 €. Ces dettes, contractées vraisemblablement pendant le mariage (postérieurement à 1990), sont présumées communes. Cependant, le dossier fourni ne précise pas la date de contraction exacte, ni si la SCI détentrice de l'immeuble loué (350 000 €) est antérieure ou postérieure au mariage, ni si la dette personnelle de 130 000 € procède d'une obligation professionnelle propre à l'un des époux. Une telle qualification est nécessaire pour déterminer si chaque époux expose le patrimoine propre de l'autre.

Les créanciers titulaires de dettes communes disposent d'un droit de gage sur l'intégralité des biens de la communauté (immobilier, valeurs mobilières, liquidités), ainsi que sur la part de chaque époux dans la communauté. Pour les dettes propres à l'un des époux, le gage des créanciers se limite aux biens propres de cet époux et à sa quote-part de communauté.

**Administration des biens communs et asymétrie d'imposition. **

Sous le régime de la communauté réduite aux acquêts, chaque époux dispose isolément d'un pouvoir de gestion et de disposition sur les meubles communs, mais requiert le consentement exprès de l'autre pour les immeubles. Une absence de clarification contractuelle sur ce pouvoir expose le couple à des conflits en cas de désaccord majeur sur la vente, la charge hypothécaire, ou l'exploitation d'un bien immobilier.

Sous communauté réduite aux acquêts, les revenus de chaque profession alimentent la masse commune, tandis que les impôts sont prélevés sur le revenu déclaré par chacun. Cette mécanique crée un risque : si l'un des époux génère un revenu considérablement plus élevé, les dettes communes se concentrent dans le patrimoine de la communauté, ce qui peut déséquilibrer la position liquidative de chacun en cas de séparation.

De même, les contributions sociales du TNS libéral (Madame B) grèvent ses revenus professionnels selon des taux et des modalités particulières (cotisations proportionnelles, etc. ). Le contrat de mariage ne mentionne pas de clause de réserve de revenus, ce qui signifie que les honoraires bruts sont théoriquement intégrés au patrimoine commun après les prélèvements obligatoires, sans distinction spécifique pour l'exercice du métier.

**Qualification et structure des immeubles. **

L'existence de SCI requiert une vérification d'un triple enjeu : date de constitution (antérieure ou postérieure au mariage), composition du capital social (titres propres ou communs), et régime d'emprunt utilisé pour acquérir les immeubles. Si une SCI a été constituée avant 1990 et est demeurée détenue en propre par l'un des époux, les immeubles qu'elle détient relèvent du patrimoine propre. Si la SCI a été constituée après 1990 ou si les titres sont détenus en indivision ou en communauté, les immeubles qu'elle détient constituent un acquêt commun.

L'immeuble nu pour 250 000 € et l'immeuble de parc pour 80 000 € nécessitent également une clarification : s'agit-il de propres anciens, d'acquêts postérieurs au mariage, ou de remplois de propres ? Cette distinction commande le régime fiscal des éventuelles plus-values en cas de vente, ainsi que le partage en cas de séparation.

**Capacité de service et endettement. **

La capacité d'épargne annuelle est de 90 000 €. Cependant, le service de la dette (24 000 € annuels) et les charges courantes (215 000 €) absorbent une part substantielle des revenus (329 000 €). Cette situation demeure équilibrée, mais expose le couple à un risque de déstabilisation en cas de réduction de revenus professionn

Attribution préférentielleConfiance forte · 85 %
Constat & origine
  • Les testaments olographes du couple peuvent prévoir l’attribution préférentielle de la résidence principale au profit du conjoint survivant.
  • Cette clause impose contractuellement au survivant de « désintéresser les enfants » par le versement d’une soulte si la valeur du bien excède sa quote-part successorale.
RisqueSans liquidités suffisantes, le versement de la soulte aux enfants rendrait l’attribution préférentielle de la résidence principale difficile à mettre en œuvre.
OpportunitéL’attribution préférentielle permet au conjoint survivant de conserver la résidence principale du foyer.
OptimisationConstituer ou flécher des liquidités (assurance-vie, épargne) destinées à couvrir la soulte éventuelle.
Impact quantifié

Anticiper les liquidités nécessaires. Monsieur DUPONT-TOPIN et Madame DUPONT-TOPIN doivent s’assurer de disposer des liquidités suffisantes (assurance-vie ou épargne) pour payer cette soulte aux enfants, faute de quoi l’attribution préférentielle pourrait être difficile à mettre en œuvre.

Justification

La clause d’attribution préférentielle impose au survivant de désintéresser les enfants par une soulte dès lors que la valeur de la résidence principale excède sa quote-part successorale.

Préconisation : Identifier et sécuriser les liquidités nécessaires (assurance-vie, épargne disponible) pour garantir l’attribution préférentielle de la résidence principale.
Droits de successionPriorité moyenneConfiance modérée · 80 %Constat & origine
  • Le foyer relève du régime de communauté réduite aux acquêts, 2 enfants.
  • Le montant total des droits de succession au second décès est estimé à selon l’ordre des décès.
  • Les testaments olographes, s’ils sont établis, prévoient généralement l’attribution de la quotité disponible entre époux au conjoint (1/4 en pleine propriété et 3/4 en usufruit).
  • Les contrats d’assurance-vie reposent actuellement sur une clause bénéficiaire standard dite « usuelle ».
RisqueL’impôt successoral au second décès amputerait lourdement l’actif net transmis aux enfants ; la clause bénéficiaire usuelle empêche de consommer les abattements de 152 500 € des enfants dès le premier décès.OpportunitéDes marges d’optimisation de la transmission demeurent mobilisables avant les décès.OptimisationRéviser les clauses bénéficiaires d’assurance-vie et étudier des dispositifs d’anticipation (donation, démembrement). Impact quantifié

Anticipation nécessaire de la transmission. L’impôt successoral amputerait lourdement l’actif net transmis à les enfants. La clause bénéficiaire standard empêcherait de consommer les abattements de 152 500 € des enfants dès le premier décès. Des stratégies d’anticipation pourraient être mises en place.

Justification

Les droits de succession au second décès, estimés à selon l’ordre des départs, pèsent sur un patrimoine peu liquide et largement professionnel.

Préconisation : Engager une stratégie d’anticipation de la transmission, à commencer par la révision des clauses bénéficiaires d’assurance-vie afin de mobiliser les abattements des enfants.
Synthèse du thème
Synthèse — analyse successorale
Confiance modérée · 82 % · synthèse fondée sur les constats du thèmeVoir le détail

Le régime matrimonial du foyer, conjugué à la présence d’enfants protégés par leur réserve héréditaire, structure une transmission dans laquelle le conjoint survivant est déjà fortement protégé : testaments attribuant la quotité disponible maximale (un quart en pleine propriété et trois quarts en usufruit), attribution préférentielle de la résidence principale, exonération de droits au titre de la loi TEPA et réversion du régime de retraite obligatoire.

Le coût successoral se concentre au second décès, estimé entre et selon l’ordre des départs. Deux leviers principaux ressortent : la constitution de liquidités pour sécuriser l’attribution préférentielle de la résidence principale, et la révision des clauses bénéficiaires d’assurance-vie, en clause usuelle, qui prive les enfants de leurs abattements de 152 500 € dès le premier décès.

Principaux risques
  • Coût successoral élevé au second décès ( à ).
  • Clause bénéficiaire usuelle privant les enfants de leurs abattements de 152 500 € dès le premier décès.
  • Liquidités à prévoir pour la soulte de l’attribution préférentielle.
Principales opportunités
  • Conjoint survivant déjà bien protégé (testaments, usufruit, attribution préférentielle, réversion).
  • Abattements des enfants (100 000 € par parent) et de l’assurance-vie (152 500 €) mobilisables.
Principales optimisations
  • Réviser les clauses bénéficiaires d’assurance-vie pour répartir entre conjoint et enfants.
  • Constituer ou flécher des liquidités pour la soulte éventuelle.
  • Étudier des dispositifs d’anticipation (donation, démembrement).
Audit patrimonial

Synthèse des risques

Synthèse des risques

Bilan à générer

Les points de vigilance apparaîtront ici après la génération du bilan à partir des données collectées. Aucun risque modèle n’est prérempli pour le client.
Synthèse des risques

Vigilances rédigées à la main

Ingénierie patrimoniale

Préconisations

Structuration des préconisations

Chaque zone de risque et chaque opportunité inexploitée mises en avant lors de l’audit font l’objet d’une étude attentive, afin de supprimer, contourner, assurer ou amoindrir le risque.

Une recommandation peut découler de la correction d’un point unique ou de la combinaison de plusieurs facteurs qui, ensemble, justifient une stratégie spécifique.

Chaque préconisation est numérotée et se déplie comme un accordéon. Elle débute par les risques qu’elle traite, ou par l’objectif du client qu’elle vise, et se termine par le bénéfice attendu de sa mise en place. Les risques traités sont cliquables et renvoient à leur fiche détaillée dans la synthèse des risques.

Les pictogrammes identifient la ou les missions servies. Survolez chaque mission ci-dessous pour en afficher la définition.

Sécuriser
Protéger le foyer et son patrimoine contre les aléas (décès, invalidité, litige, non-conformité) et réduire les risques identifiés.
Optimiser
Améliorer l’efficience du patrimoine à situation donnée : fiscalité, rendement, coûts et structuration juridique.
Développer
Faire croître le patrimoine et les revenus futurs : investissement, effet de levier, diversification et constitution d’épargne.
Transmettre
Organiser et alléger la transmission aux proches : donation, démembrement, clauses bénéficiaires et gouvernance.

Préconisations non encore générées

Les préconisations de ce dossier n’ont pas encore été générées. Cette section se remplira automatiquement, préconisation par préconisation, dès que l’analyse aura produit ses recommandations à partir des risques et des objectifs identifiés lors de l’audit. Chaque préconisation reprendra la trame ci-dessus (risques traités ou objectif visé, contexte, avantages, étapes, chiffrage et bénéfice attendu).

Ingénierie patrimoniale

Chiffrage des préconisations

Le chiffrage est constitué à la fois des potentielles économies réalisées grâce aux préconisations de sécurisation et des gains immédiats ou futurs.

Le résultat indiqué ne représente pas l’enrichissement du patrimoine global sur la période estimé, mais la différence estimée entre le maintien de la situation actuelle et la mise en place des préconisations.

PréconisationsImpact quantifié et hypothèses
Préconisations à chiffrer
Impact total documenté
Aucun montant n’est extrait automatiquement d’une phrase de bénéfice. Un chiffre n’apparaît ici qu’après calcul explicite, avec ses données d’entrée, sa formule, sa date et ses hypothèses.
Ingénierie patrimoniale

Synthèse des risques et préconisations

Matrice à générer

La matrice apparaîtra après la génération du bilan, puis des préconisations. Aucun exemple de dossier n’est prérempli.

Ingénierie patrimoniale

Plan d’actions

Plan d’actions
Préconisations à générer
  • Aucune action n’est préremplie.
Chaque action reste un brouillon à ordonner, attribuer et dater par l’ingénieur, puis à faire approuver par le superviseur.
Nouveau bloc personnalisé
Ingénierie patrimoniale

Tableaux annexes

LE PER (plan épargne retraite) : épargne long terme avec des cas de déblocages anticipés
Principe : les versements sont déductibles fiscalement lors de l’épargne puis fiscalisés à la sortie
À la sortie
  • 3 types de versements différents
    • Volontaires déduits
    • Volontaires non déduits
    • Épargne salariale exonérée
  • Versements volontaires déduits :
    Rente : abattement de 10 % puis IR / PS en fonction de l’âge
    Capital : PFU (30 %) ou barème progressif (sur les gains) et IR (versements)
  • Versements volontaires non déduits :
    Rente : IR + PS en fonction de l’âge
    Capital : PFU ou barème progressif (gain) / Exonéré (versements)
  • Épargne salariale exonérée à l’entrée :
    Rente : IR + PS en fonction de l’âge
    Capital : PS (gain) / Exonéré (versements)
Au décès
  • PER compte-titres :
    Intègre l’actif successoral puis imposition au barème progressif
  • PER assurance
    Décès avant 70 ans : fiscalité de l’assurance-vie (990 I du Code général des impôts)
    Décès après 70 ans : fiscalité de l’assurance-vie (757 B du Code général des impôts)

  • Exonération du bénéficiaire en cas de versements supérieurs à 15 ans
  • Cas d’exonération :
    En phase d’épargne (avant la retraite) : conjoint et partenaire de PACS
    En phase de liquidation (à la retraite) : conjoint, partenaire de PACS, enfants, petits-enfants, parents, grands-parents
  • Rente taxée au bénéficiaire : IR + PS à taux réduit (9,10 %)
Avantages
  • Déduction fiscale
  • Fiscalité avantageuse au décès
  • Préparation de la retraite
  • Capitalisation
  • Choix de la sortie (rente ou capital)
  • Transmission facilitée
Inconvénients
  • Frais
  • Faibles cas de déblocage
  • Capital bloqué jusqu’à la retraite
  • Report d’imposition
  • Faible gestion
  • Faible performance
IR = impôt sur le revenu · PS = prélèvements sociaux · PFU = prélèvement forfaitaire unique · CGI = Code général des impôts
LE PEA (plan épargne action) : épargne dynamique mais peu liquide
Principe : enveloppe financière orientée vers l’Europe, plafonnée en montant et limitée en choix d’actifs
Phase d’épargne
  • Pas de fiscalité en cas d’arbitrage de titres vifs / actions
  • Fiscalité pendant la phase d’épargne :
    Si les dividendes de titres non cotés représentent plus de 10 % de la valeur des actions du PEA, paiement de la fiscalité au PFU ou sur option au barème progressif (abattement de 40 % sur les revenus de capitaux mobiliers)
    Les dividendes non réinvestis sur le PEA entraînent une fiscalité : PFU ou barème progressif (incluant 6,80 % de CSG déductible)
À la sortie
  • Sortie du PEA avant 5 ans d’antériorité fiscale :
    Clôture du plan sauf dans certains cas (création d’entreprise, licenciement, invalidité, liquidation judiciaire, retraite anticipée du conjoint…)
    PFU ou barème progressif sur les gains (abattement de 40 % sur les revenus de capitaux mobiliers)
    L’abattement ne s’applique pas aux PS
  • Sortie du PEA après 5 ans d’antériorité fiscale :
    Pas de clôture du plan
    Sortie possible en capital ou en rente viagère
    Exonération d’IR
    PS sur les gains
Au décès
  • Intègre l’actif successoral du titulaire
    Barème progressif selon le lien de parenté
    Paiement des prélèvements sociaux sur les gains
    Exonération d’impôt sur le revenu
Avantages
  • Dynamisation du capital
  • Soutien à l’économie locale
  • Soutien des PME possible
  • Diversification du capital
Inconvénients
  • Nécessite une gestion rigoureuse
  • Plan peu flexible
  • Choix d’actifs limité
  • Plafond rapidement atteint (150 000 + 75 000 en cas de PEA-PME)
  • Risque de clôture
  • Risque de perte en capital
  • Frais
IR = impôt sur le revenu · PS = prélèvements sociaux · PFU = prélèvement forfaitaire unique · CGI = Code général des impôts
LE CT (compte-titres)
Principe : enveloppe financière permettant une grande diversification et dont la clôture n’est pas obligatoire au décès du titulaire
Phase d’épargne
  • Versement volontaire :
    Pas d’obligation de versement
  • Fiscalité en cas d’arbitrage
  • Revenus issus du portefeuille (dividendes, intérêts)
    PFU ou barème progressif sur option (40 % d’abattement sur les revenus des capitaux mobiliers et CSG déductible)
    L’abattement ne s’applique pas aux PS
  • Démembrement possible (usufruit, nue-propriété)
À la sortie
  • Fait générateur de plus-value :
    Transfert de propriété
  • Plus-value nette réalisée :
    PFU (30 %)
    Option possible pour le barème progressif (abattement pour durée de détention pour les titres acquis avant 2018)
Au décès
  • Intègre l’actif successoral du titulaire
    Barème progressif selon le lien de parenté
    La clôture n’est pas obligatoire
Avantages
  • Dynamisation du capital
  • Grand choix d’actifs (plus large que le PEA)
  • Choix fiscal possible sur les gains
  • Diversification du capital
  • Pas de plafond de versements
Inconvénients
  • Nécessite une gestion rigoureuse
  • Pas d’avantage lors de la transmission
  • Risque de perte en capital
  • Frais
IR = impôt sur le revenu · PS = prélèvements sociaux · PFU = prélèvement forfaitaire unique · CGI = Code général des impôts
L’ASSURANCE-VIE
Principe : enveloppe financière permettant une grande diversification et présentant de multiples avantages fiscaux, notamment lors de la transmission
Phase d’épargne
  • PS sur la partie fonds euros (17,20 %)
  • Pas de fiscalité en cas d’arbitrage
  • Pas de fiscalité sur les unités de compte
  • Démembrement possible (usufruit, nue-propriété)
Rachats
  • Fiscalité en cas de rachat avant les 8 ans d’antériorité du contrat :
    PFU (30 %) sur les intérêts ou barème progressif (40 % d’abattement sur les revenus des capitaux mobiliers)
    L’abattement ne s’applique pas aux PS
  • Fiscalité en cas de rachat après les 8 ans d’antériorité du contrat :
    Abattement de 4 600 € (personne seule) ou 9 200 € (couple)
    Abattement rechargé annuellement
    PFU de 30 % sur les intérêts après abattement
    Taux d’IR réduit (7,5 % au lieu de 12,8 %) pour la portion de versement de 0 à 150 000 €
  • Possibilité de souscrire un contrat d’ingénierie permettant de faire des retraits jusqu’à la valeur du capital versé en franchise de fiscalité
À la sortie
  • Sortie en rente ou en capital
    Rente : IR + PS sur une partie de la rente en fonction de l’âge du crédit-rentier
    Capital : PFU sur les intérêts générés
Au décès
  • Versements faits avant les 70 ans de l’assuré :
    Abattement de 152 500 € par bénéficiaire, puis fiscalité à 20 % jusqu’à 700 000 €, puis 31,25 % au-delà (art. 990 I du CGI)
    Exemple : avec 2 enfants bénéficiaires, abattement cumulé de 152 500 € × 2 = 305 000
  • Versements faits après les 70 ans de l’assuré :
    Abattement global de 30 500 € puis barème des droits de succession en fonction du lien de parenté pour l’excédent
Avantages
  • Dynamisation du capital
  • Diversification du capital
  • Grand choix d’actifs
  • Capital placé disponible
  • Stratégie de transmission puissante
  • Choix de la sortie (rente ou capital)
  • Fiscalité de rachat avantageuse
  • Fiscalité de décès avantageuse
  • Pas de plafonds de versement
  • Fonds euros garanti
  • Peut s’adapter à tous les profils de risque
  • Possibilité de bénéficier de l’univers luxembourgeois
Inconvénients
  • Nécessite une gestion rigoureuse
  • Risque de perte en capital
  • Frais
IR = impôt sur le revenu · PS = prélèvements sociaux · PFU = prélèvement forfaitaire unique · CGI = Code général des impôts
Ingénierie patrimoniale

Conclusion

La présente étude patrimoniale a été réalisée en tenant compte de votre situation familiale actuelle, de la composition de votre patrimoine et de vos revenus, ainsi que des dispositions légales, civiles et fiscales en vigueur à la date de cette étude.

Toutefois, le patrimoine est une réalité évolutive, qui s’inscrit dans un environnement économique et un cadre juridique en constante évolution. Dès lors, les recommandations que nous vous proposons ici peuvent être amenées à évoluer et à être ajustées ou complétées, au fil du temps.

C’est pourquoi nous vous recommandons d’actualiser régulièrement cette étude auprès de notre cabinet. Notre connaissance approfondie de votre dossier patrimonial et notre veille permanente sur les évolutions légales et fiscales nous permettront de vous accompagner durablement, en sécurisant les choix stratégiques que vous aurez mis en place.

Nous restons à votre entière disposition pour assurer ce suivi patrimonial dans la durée.

Ingénierie patrimoniale

Disclaimers

Absence de conseil en investissement et d’intermédiation

La présente étude patrimoniale est purement informative et ne constitue en aucun cas un conseil en investissement financier au sens du code monétaire et financier.

Elle ne saurait être assimilée à une prestation relevant d’un statut réglementé tel que Conseiller en Investissements Financiers (CIF), Intermédiaire en Assurance (IAS) ou Intermédiaire en Opérations de Banque et en Services de Paiement (IOBSP).

Responsabilité et libre arbitre du Client

Les informations et analyses fournies dans cette étude sont de nature générale et ne constituent pas un engagement contractuel.

Le client conserve l’entière responsabilité des décisions prises à la suite de cette étude et reconnaît expressément que le prestataire ne pourra être tenu responsable des conséquences de toute décision ou action engagée sur la base des éléments fournis.

Performances simulées

Les performances affichées dans cette étude sont données à titre strictement indicatif. Elles sont fondées sur des hypothèses de rendement net qui ne constituent en aucun cas une garantie. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Les simulations présentées n’ont pas de valeur contractuelle et ne peuvent engager la responsabilité du cabinet. Toute décision d’investissement doit être prise en fonction de la situation patrimoniale, fiscale et financière propre à chaque client, et après analyse complète des risques associés.

Le volet de révision, pas à pas

Sélectionnez
Cliquez un bloc de texte, ou surlignez une phrase, pour cibler précisément ce que vous voulez réviser.
Transformations IA
Six retouches du texte : reformuler, approfondir, simplifier, corriger, compléter, ajuster. Chacune propose un aperçu réel que vous appliquez ou annulez.
Ajouter des sources
Rattache des références juridiques vérifiées, issues de la base ASTRAEOS — jamais de texte légal généré librement.
Modifier manuellement
Rend le bloc éditable : vous écrivez, complétez ou corrigez le texte à la main, puis terminez pour enregistrer.
Valider
Horodate et signe le bloc. « Validation globale » valide tous les blocs en une seule fois.
Bloc suivant
Passe au bloc suivant pour poursuivre la relecture dans l'ordre du document.
Vos annotations et validations restent internes : elles ne figurent pas dans le document remis au client.